Tsahal dit enquêter sur l’agression de Palestiniens et d’une journaliste en Cisjordanie
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

L’armée et la police israéliennes ont annoncé avoir ouvert une enquête sur les violences survenues vendredi en Cisjordanie, au cours desquelles des résidents d’implantations ont attaqué des Palestiniens et une journaliste américaine.
Ces violences ont eu lieu alors que des Palestiniens récoltaient des olives.
L’armée a indiqué que des troupes israéliennes et des agents de la police des frontières avaient été dépêchés dans la région d’Abu Falah, au centre de la Cisjordanie, à la suite de signalements faisant état d’un « affrontement violent ».
D’après les informations recueillies, environ 80 résidents d’implantations auraient attaqué des Palestiniens qui récoltaient des olives dans la région, blessant deux personnes, dont Heidi Levine, photojournaliste au Washington Post.
L’armée a affirmé que les troupes arrivées sur place étaient intervenues pour « disperser les personnes impliquées dans l’affrontement à l’aide de moyens antiémeutes » et que « l’affrontement avait pris fin ».
Elle a également indiqué que, non loin de là, des soldats avaient tiré des coups de semonce en l’air, puis ouvert le feu sur un suspect qui « s’était précipité vers eux en brandissant un objet tranchant et représentait une menace pour eux ».
Tsahal a ajouté que « toutes les circonstances entourant l’incident feraient l’objet d’une enquête ».
La police a indiqué que ses enquêteurs devaient se rendre sur place sous escorte de Tsahal afin de recueillir des preuves et des témoignages dans le cadre de leur enquête.
Elle a également annoncé qu’elle enquêtait sur une autre attaque de résidents d’implantations contre des Palestiniens récoltant des olives dans la région de Turmus Ayya, où trois véhicules appartenant à des Palestiniens avaient été incendiés.
« La police israélienne et Tsahal prennent très au sérieux toute manifestation de violence, en particulier lorsqu’elle vise des journalistes dans l’exercice de leur métier », ont déclaré les deux institutions.
L’armée a ajouté que « les tentatives visant à attiser les tensions entre les populations compromettent la sécurité dans la région » et qu’elle « collaborera avec les autorités compétentes pour éradiquer ce phénomène ».
La police a assuré qu’elle « continuerait d’agir avec détermination et professionnalisme pour enquêter sur ces incidents et traduire les responsables en justice ».
la Communauté du Times of Israël !







