Londres : Plusieurs arrestations lors d’un rassemblement anti-Israël
La police promet une "tolérance zéro envers les crimes de haine" et rappelle l’interdiction des masques ; un groupe pro-Israël organise une contre-manifestation ; des dizaines d'autres rassemblements à travers l'Europe
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Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Londres, Berlin et Dublin pour réclamer l’arrêt des frappes israéliennes sur la bande de Gaza, trois ans après le début de la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien le 7 octobre 2023.
Au Royaume-Uni, les manifestants londoniens voulaient « marquer trois ans d’un génocide en cours à Gaza » et appeler le gouvernement britannique à prendre des « sanctions totales » contre Israël, selon Aimee Shalan, directrice du mouvement Palestine Solidarity Campaign, co-organisateur de la manifestation.
Cette manifestation a eu lieu un an après un cessez-le-feu négocié entre Israël et le Hamas. Mais si Israël a réduit l’intensité de ses attaques, les frappes sur Gaza se poursuivent à un rythme quasi quotidien, tuant quelque 1 450 individus depuis le cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé du groupe terroriste palestinien du Hamas.
Ce bilan, qui ne peut être vérifié, ne fait pas la distinction entre terroristes et civils.
Durant la marche, qui se déroulait sous haute surveillance policière, les manifestants ont chanté « Free, free Palestine » (« Libérez, libérez la Palestine ») ou encore « Occupation is a crime » (« L’occupation est un crime »).
Hibo Hassan, jeune diplômée de 23 ans, a déploré la situation humanitaire « épouvantable » à Gaza, choquée « qu’on puisse continuer à vivre sa vie alors qu’un génocide pourrait être en train de se dérouler ».
Now: Tens of thousands on the streets of London for Palestine. We demand our government sanction the whole state of Israel and implement a full arms embargo. #StopArmingIsrael pic.twitter.com/TszfDImgNy
— Palestine Solidarity Campaign (@PSCupdates) October 10, 2026
Kobe, trentenaire originaire du Kosovo n’ayant pas souhaité donner son nom, dit être venu « pour ne pas laisser l’histoire se répéter », en référence à la guerre des années 1990 entre les forces serbes et des guérillas albanaises réclamant l’indépendance du Kosovo de la Serbie.
La police de Londres a indiqué avoir arrêté 20 personnes, dont « un homme et une femme avec des pancartes affichant leur soutien à l’organisation interdite Palestine Action ». Ce groupe a été classé « terroriste » l’an dernier et la police a depuis interpellé plus de 3 000 personnes lors de manifestations de soutien au mouvement.
Un contre-rassemblement pro-Israël, réunissant plusieurs dizaines de personnes, était également organisé samedi près du siège de Scotland Yard.
Armes allemandes
????10th October protest – *STOP TWO-TIER POLICING*????
Yesterday the Met showed us, again, that it thinks Jewish rights are negotiable.
They are not.
We will not be managed. We will not be moved on. We will not be told where we can stand while those who glorify Hamas are escorted… pic.twitter.com/R9oCYKgTmj
— Stop The Hate UK (@StopTheHate_UK) October 8, 2026
En Allemagne, une manifestation organisée à Berlin par l’initiative « United for Palestine » a rassemblé 3 500 personnes au moment où elle s’élançait de l’esplanade située entre la chancellerie et le Bundestag, a indiqué la police à l’AFP.
Le rassemblement, auquel se sont invités quelques contre-manifestants, s’est déroulé sans perturbation. De nombreux participants fustigeaient l’exportation d’armes allemandes vers Israël via des pancartes et des banderoles.
En raison de sa responsabilité historique dans la Shoah, l’Allemagne est l’un des plus grands soutiens d’Israël. Selon le Parlement allemand, le gouvernement a délivré, au deuxième trimestre 2026, des autorisations d’exportation de matériel d’armement vers Israël pour près de 736 millions d’euros.
« Je trouve ça vraiment terrible que l’Allemagne ait autant de mal à critiquer Israël », a déploré auprès de l’AFP une étudiante berlinoise préférant rester anonyme.
En Irlande, des manifestants ont participé à une marche organisée par la Irish Palestine Solidarity Campaign à Dublin. Elle a rassemblé plusieurs milliers de personnes, selon les médias locaux.
La guerre à Gaza a éclaté lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Selon le ministère de la Santé du groupe terroriste palestinien du Hamas, plus de 74 200 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre.
De nombreux pays, de grandes ONG de défense des droits humains et des experts de l’ONU estiment qu’Israël a commis un « génocide » à Gaza, ce que l’État hébreu dément catégoriquement.
Le territoire est aujourd’hui dévasté et la reconstruction est au point mort. 1,4 million de Gazaouis, sur 2,1 millions d’habitants, y « sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë » et 200 000 d’entre eux frôlent le seuil de la famine, selon le Programme alimentaire mondial (PAM).
la Communauté du Times of Israël !










