Manifestations pour la fin de la guerre et les enfants de Gaza à Tel Aviv
Des parents de soldats ont défilé devant le siège du Likud ; des militants de gauche ont organisé une veillée pour les enfants de Gaza ; la police a arrête 6 manifestants à Neve Ilan
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À Tel Aviv, quelque 1 000 personnes ont manifesté au départ de l’entrée du quartier général de Tsahal, sur la rue Kaplan, jusqu’au siège du Likud, sur la rue King George.
Ce sont les parents des soldats combattant à Gaza qui ont organisé cette marche de protestation. Ils réclament la fin de la guerre et un accord sur les otages.
Avant le défilé, les personnes présentes ont pu écouter une musique sombre rappelant Yom HaZikaron, une musique qui a été diffusée depuis une camionnette qui était garée devant le quartier général de l’armée israélienne, la Kirya.
Les manifestants ont brandi des drapeaux israéliens, des photos des otages et les bannières jaunes qui en sont devenues le symbole. Certains conducteurs qui circulaient en sens inverse sur la voie de Kaplan en direction de l’est ont klaxonné en signe de soutien.
Se tenant devant le Kirya, les manifestants ont scandé « Nous n’avons pas eu d’enfants pour qu’ils mènent une guerre politique » et « Quand pourra-t-on parler de dernière victime ? ». Un groupe a déployé une grande affiche représentant une explosion, avec en légende la phrase : « Gaza est un piège mortel ».
À l’issue du défié, les manifestants ont rejoint environ 200 militants de gauche, pour une veillée silencieuse organisée en faveur des enfants de Gaza sur la place Habima.
Quelques passants – tous des jeunes hommes -, ont interpellé les militants qui se trouvaient sur la place Habima, leur criant de « partir à Gaza » et les qualifiant de traîtres, sans perturber pour autant le silence des manifestants.
Outre les photos d’enfants tués depuis le 7 octobre 2023, les militants de gauche ont brandi de grandes pancartes portant l’inscription « Nous avons été coupables, nous avons trahi, nous avons volé » — des mots correspondant au début de la litanie des péchés, récitée avant et pendant Yom Kippour, qui commence ce soir.
Par ailleurs, la police a arrêté un jeune homme dans la ville arabe d’Umm al-Fahm, dans le nord du pays. Il est soupçonné d’avoir brandi un drapeau palestinien au cours d’une manifestation rassemblant plusieurs dizaines de personnes « contre la guerre d’extermination et la politique de famine imposée » à Gaza, a rapporté le site d’information arabophone Arab48.
La police a également arrêté six personnes durant une manifestation organisée par des militants de gauche à Neve Ilan, près de Jérusalem, devant les studios d’une grande chaîne d’information télévisée, selon un groupe d’avocats qui représente bénévolement les manifestants anti-gouvernement placés en détention.
Ces six manifestants ont été emmenés au poste de police de Harel, à Mevaseret Zion, a fait savoir le Front de soutien juridique aux détenus protestataires.
D’après le journal Maariv, Daniella Weiss, militante d’extrême droite et pro-implantations, qui venait de quitter le studio de la Treizième chaîne, s’est retrouvée prise dans la manifestation. La police a dû intervenir pour la faire sortir.
Dans un message WhatsApp repris par Maariv, Weiss a estimé que se trouvaient là une centaine de manifestants.
Plusieurs studios sont installés à Neve Ilan, notamment ceux de la chaîne N12 et de la Treizième chaîne, toutes deux accusées par certains membres de la gauche israélienne de diffuser de la propagande pro-Israël et de dissimuler le bilan humanitaire des opérations menées par l’État juif à Gaza.
Des images publiées sur les réseaux sociaux ont montré des manifestants, à Neve Ilan, brandissant une grande banderole portant l’inscription en hébreu et en arabe : »Que cachent les médias ? »
En amont de la manifestation, les organisateurs ont annoncé que la journaliste indépendante Hila Tov ainsi que Rula Daoud, coprésidente du groupe socialiste israélo-palestinien Standing Together, prendraient toutes deux la parole.
Plusieurs groupes de gauche ont fait savoir que les manifestants se chargeraient de « rappeler aux médias leur véritable rôle ».
« Cessez d’être les porte-parole du gouvernement, d’offrir une tribune au mensonge et de dissimuler les coûts de la guerre et de l’abandon », ont-ils annoncé.
En juillet, une manifestation similaire a donné lieu à une conversation, dont le contenu a par la suite été divulgué, entre des journalistes et des dirigeants de la chaîne N12 sur la manière d’aborder ou non la souffrance des Gazaouis à l’antenne.
Ces propos divulgués ont provoqué une nouvelle vague d’indignation au sein de la gauche. Ils semblaient en effet montrer que les dirigeants et les journalistes de la chaîne N12 avouaient « ne pas se sentir concernés » par les souffrances des Gazaouis, considérant donc qu’elles méritaient moins d’être révélées.
la Communauté du Times of Israël !







