« Merci, peuple d’Israël » : le Forum des familles d’otages organise un grand rassemblement
L'ambiance de la place des Otages est passée de de sombre à optimiste, mais le Forum l'affirme : la lutte ne cessera qu'une fois le dernier otage libéré ; Witkoff et Kushner sont attendus
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Des dizaines de milliers de personnes devraient se joindre aux familles des otages samedi soir, sur la place des Otages, à Tel-Aviv, dans une ambiance de victoire, pour un dernier rassemblement hebdomadaire avant leur libération et leur retour de Gaza, prévus dans les prochains jours.
Sous la bannière « Merci, peuple d’Israël », le Forum des familles des otages et des disparus, qui représente la plupart des familles des personnes enlevées par le Hamas le 7 octobre 2023, a annoncé samedi qu’il invitait l’ensemble de la population à le rejoindre à Tel-Aviv.
Les membres des familles de certains otages devraient prendre la parole au cours de ce rassemblement, qui débutera à 20 h 15.
Yuval Raphael, survivante du festival Supernova qui a représenté Israël au Concours Eurovision de la chanson au début de l’année, interprétera « New Day Will Rise ».
En outre, Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain au Moyen-Orient, et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, devraient faire une apparition sur la place des Otages, a rapporté la chaîne publique Kan. Tous deux ont mené les efforts américains visant à garantir la première phase de l’accord de cessez-le-feu et de libération des otages.
Selon le site d’information Ynet, Witkoff, qui entretient des relations étroites avec de nombreuses familles d’otages, devrait prononcer un discours lors du rassemblement. Le programme officiel de l’événement, publié par le Forum des familles des otages et des disparus, ne mentionnait toutefois pas d’allocution de l’envoyé américain.
En plus du rassemblement principal organisé à Tel Aviv, le Forum a annoncé la tenue de rassemblements parallèles à Jérusalem, au carrefour de Shaar HaNegev et à Karmei Gat.
« Aujourd’hui plus que jamais, notre combat n’est pas terminé, et il ne prendra fin que lorsque le dernier otage sera rentré chez lui », a souligné le Forum dans un communiqué.
« Il relève de notre responsabilité commune, en tant que peuple d’Israël, de veiller à ce que cet accord soit pleinement mis en œuvre », a affirmé le Forum.
Conformément à la première phase de l’accord de cessez-le-feu récemment signé entre Israël et le Hamas, le groupe terroriste doit relâcher les 48 otages restants — dont une vingtaine sont encore en vie et dont au moins 26 seraient morts — avant lundi, à midi. Le Hamas a toutefois expliqué qu’il pourrait avoir besoin de plus de temps pour localiser et rapatrier les corps de certains des otages décédés, indiquant en outre que certains pourraient ne jamais être retrouvés.
Le Hamas a accepté de relâcher les otages en échange de quelque 2 000 prisonniers palestiniens, dont plusieurs centaines purgeaient des peines à perpétuité dans des prisons israéliennes pour des actes de terrorisme, ainsi que d’un retrait progressif de Gaza des soldats de l’armée israélienne, avec de garanties de la part des États-Unis et des médiateurs qu’Israël ne reprendrait pas la guerre.
Depuis la signature de l’accord, jeudi soir, l’ambiance, sur la place des Otages, théâtre de centaines de manifestations houleuses et de rassemblements sombres au cours de ces deux dernières années de guerre, est devenue bien plus joyeuse. Les Israéliens se réjouissent en effet du retour imminent des 48 derniers otages retenus à Gaza.
Dès jeudi matin, un optimisme prudent et une certaine euphorie régnaient sur la place des Otages, sur laquelle les proches des captifs et leurs soutiens se sont rassemblés pour attendre avec impatience puis pour célébrer l’accord annoncé tôt dans la matinée de jeudi et ratifié par le gouvernement dans la soirée.
Vendredi, plusieurs familles d’otages ont organisé un dîner de shabbat sur la place centrale de Tel-Aviv, espérant que ce dîner sera le dernier sans leurs proches, dont ils attendent et appellent de leurs voeux la libération.
Sur la place, des chants et des danses ont succédé à ce dîner ouvert à tous.
« Cher peuple d’Israël, nous avons plus que jamais besoin de vous », a déclaré Einav Zangauker, mère de l’otage Matan Zangauker et figure de proue du mouvement de protestation. « Notre combat ne pourra prendre fin tant que les 48 otages ne seront pas tous rentrés. »
« Nous sommes complètement submergés par les émotions », a-t-elle ajouté. « Nous sommes anxieux. Nous n’en savons pas plus que vous. Nous sommes ici pour partager, pour être avec vous. Shabbat Shalom. Nous vous aimons. »
Vendredi matin, Einav Zangauker s’est rendue à l’aéroport Ben Gurion pour y accueillir Ilana Gritzewsky, la compagne de Matan, elle-même ancienne otage, à son retour en Israël après un voyage à Washington, DC, où elle avait plaidé en faveur de la libération de son compagnon.
Toutes deux ont été filmées courant l’une vers l’autre dans le hall des arrivées, s’embrassant en pleurant et en se réjouissant, dans le même temps, du retour tant attendu de leur proche.
« C’est la première fois que les deux femmes se voyaient depuis la signature de l’accord », a fait savoir le Forum dans une publication sur le réseau X. C’était aussi « la première fois en 735 jours qu’elles versaient des larmes de joie ».
« Nous avons réussi. Il va rentrer à la maison. Ils vont tous rentrer à la maison. »
“We did it. He’s coming home. They’re all coming home.”
Einav Zangauker came to the airport today. She waited for captivity survivor
Ilana Gritzewsky, Matan’s partner, who came back from Washington D.C.It was the first time they saw each other since the deal was signed. First… pic.twitter.com/D9q62fJqAG
— Bring Them Home Now (@bringhomenow) October 10, 2025
Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent encore 48 otages, dont 47 des 251 personnes enlevées par le Hamas le 7 octobre 2023. Parmi eux figurent les corps sans vie d’au moins 26 personnes dont la mort a été confirmée par l’armée israélienne. Vingt d’entre eux seraient encore en vie, et deux autres suscitent de vives inquiétudes quant à leur sort, ont déclaré des responsables israéliens. Parmi les corps détenus par le Hamas figure celui d’un soldat de l’armée israélienne tué à Gaza en 2014.
la Communauté du Times of Israël !







