Netanyahu à Obama : « C’est notre patrie, nous ne mettrons pas notre existence en péril »
Rejetant toute accusation de colonialisme, le Premier ministre a réagi aux propos de l’ancien président américain, qui accusait Israël d’avoir "pris des terres à un peuple"
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Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a répliqué vendredi aux propos tenus mardi par l’ancien président américain Barack Obama, qui avait affirmé qu’Israël avait « pris des terres à un peuple » lors de sa création. Netanyahu a rappelé que les Juifs vivaient « sur la terre de nos ancêtres » et a rejeté l’idée qu’Israël constitue un obstacle à la paix.
« Le peuple juif n’est pas un occupant étranger sur la terre de nos ancêtres », a affirmé Netanyahu dans une vidéo en anglais.
« Notre histoire n’est pas une entreprise coloniale », a-t-il poursuivi. « Notre terre n’est pas une terre volée. »
« C’est notre patrie », a insisté Netanyahu. « Elle s’appelle la Judée. C’est de là que viennent les Juifs. Nous y sommes attachés depuis des milliers d’années. »
Mardi, lors d’un déplacement en Irlande du Nord pour recevoir un doctorat honoris causa de la Queen’s University de Belfast, Obama avait déclaré que les Israéliens avaient « pris des terres à d’autres peuples et étaient allés trop loin ». « Et ces personnes ont dit, à juste titre, que ‘c’est une injustice et je veux récupérer ma terre’ », avait-il ajouté.
L’ancien président américain avait poursuivi en expliquant que si « Israël se dit désormais que, puisqu’il est le plus puissant et le plus avancé technologiquement de la région, sa sécurité dépend de sa capacité à faire tout ce qu’il juge nécessaire, à prendre tout ce qu’il veut et à ne faire aucune concession à qui que ce soit… »
« Cela peut fonctionner à court terme… », avait déclaré Obama, « mais vous perdez toute légitimité morale si telle est votre position. »
Il avait également affirmé que le gouvernement de Netanyahu avait adopté cette position et qu’il lui appartenait de reconnaître que « sept millions de Palestiniens ne vont nulle part ».
En réponse, Netanyahu a rejeté ces accusations, affirmant que « l’obstacle à la paix, ce n’est pas Israël ni notre combat pour notre droit même d’exister dans notre propre État… C’est le refus de nos ennemis et des ennemis de l’Amérique de reconnaître le droit du peuple juif à disposer de son propre État, quelles qu’en soient les frontières ».
Netanyahu a également averti « qu’une paix fondée sur des illusions se fracassera sur les récifs de la réalité du Moyen-Orient ».
Israël, a-t-il assuré, « ne mettra pas sa survie en péril pour satisfaire ceux qui refusent de reconnaître les faits historiques, notre droit d’exister, ou qui cherchent à apaiser le terrorisme ».
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