Netanyahu: si l’Iran attaque Israël, il s’exposera à « une riposte qu’il ne peut même pas imaginer »
Selon le Premier ministre, Jérusalem travaille "main dans la main" avec Washington pour faire face à Téhéran ; l'ère de la retenue est révolue : "Si vous ne venez pas dans la jungle, la jungle viendra à vous"
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Alors que les États-Unis et Israël continuent de se préparer à une éventuelle frappe contre l’Iran, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a proféré jeudi une menace sévère à l’encontre des dirigeants de Téhéran, s’ils venaient à bombarder Israël.
« Nous sommes prêts à faire face aux scénarios les plus divers », a-t-il déclaré lors d’une cérémonie de remise des diplômes aux élèves-officiers de l’armée israélienne. « Une chose est sûre : si les ayatollahs commettent l’erreur de nous attaquer, ils s’exposeront à une riposte qu’ils ne peuvent même pas imaginer. »
Netanyahu a ajouté qu’Israël « travaillait main dans la main avec son principal allié, les États-Unis », pour répondre à la menace iranienne. Lors de sa rencontre à Washington, la semaine dernière, avec le président américain Donald Trump, le Premier ministre lui a fait part de « la position d’Israël sur les principes directeurs de toute négociation avec l’Iran ».
Les tensions dans la région se sont accentuées ces derniers jours, les États-Unis ayant déployé une impressionnante force navale et aérienne dans la région, présentée comme la plus importante depuis 2003. Alors que les États-Unis et l’Iran ont tenu deux cycles de négociations sur le nucléaire ces dernières semaines, la Maison Blanche a depuis indiqué que les points de vue des deux parties restaient très éloignés. Jeudi, Donald Trump a annoncé qu’il comptait prendre une décision concernant l’Iran dans les dix prochains jours.
Jeudi, Netanyahu, s’adressant aux élèves-officiers rassemblés, a expliqué que la politique de sécurité israélienne rejetait désormais la « notion d’endiguement » des menaces, laissant entendre qu’Israël les combattait désormais activement au-delà de ses frontières.
« Si vous ne venez pas dans la jungle, c’est la jungle qui viendra à vous », a-t-il également affirmé.
« Il n’y a plus de retenue des menaces. Il n’y a plus de Mabam« , a martelé Netanyahu, employant l’acronyme hébreu désignant la « campagne entre les guerres ». La doctrine militaire « Mabam » a guidé les opérations de l’armée israélienne, notamment en Syrie et au Liban, pendant la décennie précédant le 7 octobre 2023. Netanyahu a été au pouvoir pendant toute cette période, à l’exception de 18 mois.
Évoquant spécifiquement Gaza, Netanyahu a renouvelé son engagement à désarmer le Hamas et à démilitariser Gaza.
S’exprimant au moment même où Trump annonçait la fin de la guerre à Gaza devant le Conseil de paix réuni pour la première fois à Washington, Netanyahu a souligné qu’il n’y aurait « pas de reconstruction de la bande de Gaza avant sa démilitarisation ».
« Très bientôt, le Hamas devra faire face à un dilemme : abandonner ses armes de manière pacifique ou les perdre de manière violente », a déclaré Netanyahu. Il a ajouté que l’existence de zones démilitarisées ou de zones de sécurité à l’intérieur du territoire ennemi « sont essentielles pour minimiser le risque d’une invasion terrestre », notant avec fierté que les soldats de l’armée israélienne occupent toujours des positions stratégiques en Syrie et au Liban.
Intervenant également lors de la même cérémonie jeudi, le ministre de la Défense Israel Katz a affirmé qu’Israël agirait contre « toute menace, qu’elle soit proche ou lointaine ».
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