Limor Son Har-Melech tient un général de Tsahal pour responsable de la mort de Tzeela Gez
La traque se poursuit pour retrouver le terroriste qui a tué la jeune femme enceinte ; le nouveau-né, extrait par césarienne d’urgence, reste dans un état grave
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Le chef du Conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, a été interrompu jeudi lors des funérailles de Tzeela Gez à Jérusalem après avoir abordé la politique, malgré une demande explicite de s’en abstenir.
« Nous devons dire la vérité », a lancé Dagan, affirmant que l’attaque terroriste était prévisible. « Nous avions prévenu, nous avons élevé nos voix, et c’est le quatrième attentat sur la même route, au même endroit. Nous sommes venus en Israël pour y vivre, pas pour devenir des cibles faciles. Pourquoi le village de Bruqin, d’où viennent les assassins, existe-t-il toujours ? »
À ces mots, la sœur de la défunte, Shaked Gez, l’a interrompu.
« Je ne veux pas de politique », a-t-elle crié en pleurs. « Je veux de l’amour pour ma sœur ! Terminons avec de l’amour pour ma sœur ! »
En réponse, Dagan a affirmé qu’il « respectait [sa] sœur », ce à quoi Shaked a rétorqué : « Non ! Non, vous ne la respectez pas ».
אז מה יוסי דגן, הפעם עשית טעות שהגעת לשם ולא נתנו לך להפיץ שנאה ופילוג.
כל הכבוד לאומץ של אחותה של צאלה ז״ל לסתום לך את הפה. pic.twitter.com/P62jV0g2AX— Noni????️????☠️???????? ???????? ????????????️♂️ (@BiggNoni) May 15, 2025
Elle a ensuite demandé Dagan de « descendre de l’estrade, s’il vous plaît ».
Dagan a d’abord tenté de poursuivre son discours critique à l’égard du gouvernement, mais il a fini par s’interrompre face aux protestations répétées de Shaked et d’autres personnes présentes aux funérailles.
« Nous exprimerons notre amour, comme vous le demandez », a-t-il déclaré. « Je respecte votre douleur. Nous poursuivrons cette discussion plus tard. J’invite tout le monde à exprimer de l’amour, comme votre sœur l’aurait souhaité. Nous formulerons nos critiques après les funérailles. »
Tzeela Gez, 30 ans, a été abattue mercredi soir dans le nord de la Cisjordanie, alors qu’elle se rendait à l’hôpital pour accoucher. Elle a été évacuée dans un état critique à l’hôpital Beilinson de Petah Tikva, où son décès a été prononcé. Une césarienne d’urgence a permis d’extraire le nouveau-né, qui reste dans un état grave.
Son mari, Hananel Gez, a été légèrement blessé dans la fusillade.
La chasse à l’homme pour retrouver l’auteur de l’attaque, qui aurait agi seul, est toujours en cours.
« Nous ignorons d’où il est venu, il a agi seul », a déclaré un haut responsable du Commandement du centre de Tsahal au quotidien Maariv. « La traque se poursuit, je ne peux pas donner plus de détails. Pour l’instant, il n’y a rien de nouveau.
L’armée israélienne a encerclé les localités palestiniennes de Bruqin et Kafr ad-Dik, proches du lieu de l’attaque, dans le cadre de l’opération de recherche.
La députée d’extrême droite Limor Son Har-Melech (Otzma Yehudit) a accusé le chef du commandement du centre de Tsahal, le général de division Avi Bluth, d’être responsable de la mort de Tzeela Gez. Plusieurs responsables des implantations ont déjà critiqué l’armée à la suite d’attaques terroristes en Cisjordanie.
« Une femme a été assassinée alors qu’elle se rendait à la maternité, et c’est entièrement de votre faute », a déclaré Har-Melech en s’adressant directement à Bluth.
Elle a accusé le général de Tsahal d’avoir mis en danger des vies israéliennes en rouvrant des points de contrôle malgré des renseignements indiquant la présence d’une cellule terroriste dans la région.
« Je vous ai donné une chance. Je voulais croire que vous agiriez différemment de ceux qui vous ont précédés », a-t-elle poursuivi. « Je ne resterai plus silencieuse à votre sujet. »
Bluth, issu de la mouvance sioniste religieuse et ayant grandi dans l’implantation de Neveh Tzuf, avait été bien accueilli par de nombreux habitants des implantations lors de sa nomination à la tête du Commandement central, après des années de tensions avec son prédécesseur, Yehuda Fox.
La Cisjordanie connaît une recrudescence des violences depuis le pogrom du 7 octobre 2023, perpétré en Israël par des terroristes du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza, déclenchant la guerre en cours.
Depuis lors, l’armée a arrêté quelque 6 000 Palestiniens recherchés en Cisjordanie, dont plus de 2 350 affiliés au Hamas. Selon le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne, plus de 950 Palestiniens de Cisjordanie auraient été tués au cours de cette période. Tsahal affirme que la grande majorité d’entre eux sont des terroristes tués lors d’échanges de tirs, des émeutiers qui se sont heurtés aux troupes ou des terroristes qui ont perpétré des attentats.
Depuis le début de la guerre, les violences commises par les habitants des implantations à l’encontre des Palestiniens ont également augmenté de manière significative.
Au cours de la même période, 52 personnes, dont des membres des services de sécurité israéliens, ont été tuées dans des attaques terroristes en Israël et en Cisjordanie. Huit autres membres de la sécurité ont été tués lors d’affrontements avec des terroristes en Cisjordanie.
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