Pressions autour du matériel militaire pour Elbit : le chargement introuvable en France
Les pièces militaires, qui n'auraient pu embarquer à bord d'un vol Air France puis El Al, demeurent introuvables. L'entreprise de défense israélienne se refuse à tout commentaire
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Dimanche, la situation d’une cargaison française destinée à l’entreprise de défense israélienne Elbit Systems demeure incertaine, après que des militants anti-Israël des syndicats de la CGT et de Solidaires ont semble-t-il empêché son chargement à bord de deux vols successifs, dont un de la compagnie El Al.
Selon la presse, le chargement, qui contiendrait des engrenages fabriqués par la société française Mijno pour équiper des véhicules militaires, aurait dû être acheminé par un vol Air France de Paris à Tel-Aviv jeudi. Mais ces syndicats français représentant les travailleurs aéroportuaires ont affirmé ce jour-là avoir empêché son chargement, des militants pro-palestiniens ayant crié « victoire » suite à des pressions sur les syndicats pour qu’ils refusent de prendre en charge la marchandise.
Selon les informations données par les médias français, européens et israéliens, jeudi et vendredi, la cargaison aurait dû être chargée à bord d’un vol El Al samedi soir. Mais les organisations militantes auraient de nouveau pressé les syndicats de refuser de procéder au chargement : des ONG juridiques françaises ont par la suite déclaré avoir déposé une demande d’injonction pour interdire l’embarquement de la marchandise, invoquant les restrictions françaises sur les exportations d’armes vers Israël.
En fin de compte, le vol d’El Al a décollé de Paris peu après 23 h, heure locale (minuit, heure d’Israël), soit environ une demi-heure après l’heure prévue, sans la cargaison d’Elbit.
En réponse à une demande d’information du Times of Israel, El Al a déclaré qu’Elbit avait décidé de ne pas faire voyager la cargaison sur ce vol. La compagnie aérienne israélienne a ajouté ignorer la raison pour laquelle Elbit avait pris cette décision et ne pas savoir à quel endroit se trouvait la marchandise, laissant entendre qu’elle pourrait avoir été réorientée via un pays tiers.
Elbit s’est refusée à tout commentaire. Selon des médias israéliens, Air France aurait nié tout projet de transport de cette cargaison.
Selon TheMarker, journal économique israélien, certaines pièces de cette cargaison seraient destinées à des clients non israéliens, avec un impact sur la sécurité d’Israël grandement indirect, si ce n’est pour la réputation d’Elbit à l’étranger et ses capacités à livrer ses systèmes dans les délais convenus.
Le différend autour de cette cargaison est le dernier épisode en date des tensions entre Paris et Jérusalem au sujet des exportations de matériels de défense.
La France affirme ne pas livrer d’armes « offensives » à Israël et a interdit à des dizaines d’entreprises de défense israéliennes d’exposer lors des salons de défense Eurosatory 2024 et 2026 à Paris, ainsi qu’au Salon du Bourget en 2025.
La France a également reconnu un État palestinien contre la volonté d’Israël et a récemment pris des sanctions contre les implantations israéliennes de Cisjordanie, ce à quoi Israël a réagi en gelant tous ses achats d’équipements de défense à la France.
la Communauté du Times of Israël !







