Quand l’ambassadeur britannique à Washington évoque la « relation spéciale » des Etats-Unis avec… Israël
Les relations entre Londres et Washington se sont détériorées depuis le début du conflit en Iran, Donald Trump ayant mal pris la décision de Keir Starmer de ne pas soutenir plus activement les frappes américano-israéliennes
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L’ambassadeur britannique à Washington Christian Turner a récemment affirmé qu’Israël est « probablement » le pays qui partage une « relation spéciale » avec les Etats-Unis, terme qui définit historiquement les relations britannico-américaines, selon l’enregistrement d’un échange avec des étudiants révélé mardi par le Financial Times.
Ces propos sont publiés au moment où le roi Charles III effectue une visite d’Etat aux Etats-Unis, où il a rencontré le président Donald Trump, qui a multiplié récemment les critiques contre le Premier ministre britannique Keir Starmer.
Ils ont été tenus mi-février durant un échange entre des étudiants britanniques en visite à Washington et l’ambassadeur, détaille le FT.
Ce dernier a été nommé en décembre 2025 pour remplacer Peter Mandelson limogé après de nouvelles révélations sur ses liens avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein.
Durant cette discussion, Christian Turner a affirmé ne pas aimer l’expression « relation spéciale », la trouvant notamment « nostalgique ».
« Je pense qu’il y a probablement un pays qui a une relation spéciale avec les Etats-Unis et c’est probablement Israël », a-t-il ajouté, tout en précisant que les relations entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis sont « très fortes », en particulier en matière de défense et de sécurité.
Contacté par l’AFP, le Foreign Office a indiqué que ces propos « tenus à titre privé et informels (…) ne reflètent en aucun cas la position du gouvernement britannique ».
Les relations entre Londres et Washington se sont grandement détériorées depuis le début du conflit en Iran, Donald Trump ayant mal pris la décision de Keir Starmer de ne pas soutenir plus activement les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran.
La visite de Charles III aux Etats-Unis est perçue comme un moyen pour Londres de tenter d’apaiser l’administration Trump, qui menace désormais de revenir sur l’accord commercial conclu l’an dernier avec le Royaume-Uni.
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