Rejet du recours demandant la fermeture du BIG Fashion Glilot à Shabbat
Selon le juge, l'engagement pris par Ramat Hasharon de faire respecter la loi sur le jour de repos au centre commercial suffit à clore la procédure, même s'il reconnaît ne pas être certain que des mesures seront prises
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Lundi, le tribunal de district de Tel Aviv a rejeté un recours qui avait été déposé contre la municipalité de Ramat Hasharon. Ce recours exigeait que celle-ci fasse respecter le règlement municipal et ferme le nouveau centre commercial BIG Fashion Glilot le samedi, jour de Shabbat.
Le juge Gilad Hess a estimé que, dès lors que la municipalité et le maire Yitzhak Rochberger avaient déclaré, à l’occasion d’une précédente audience, qu’ils appliqueraient la réglementation, tout en cherchant à en adapter les modalités pratiques, ce recours n’avait plus lieu d’être.
Cette décision maintient le statu quo. Le centre commercial restera donc ouvert pour le moment.
La mise en œuvre des lois relatives au travail durant Shabbat est un sujet de controverse récurrent en Israël, dans un contexte de désaccord plus général sur les rapports entre religion et État. Les réglementations municipales et nationales divergent souvent, donnant parfois lieu à des conflits entre les autorités municipales et le gouvernement national, ainsi qu’à des tensions au niveau local.
Hess a souligné que les parties concernées devaient faire respecter les règlements municipaux relatifs à Shabbat, et que le rejet du recours ne devait pas être interprété comme « une dispense de l’obligation de mettre en œuvre ces mesures ».
Le centre commercial BIG Fashion Glilot a ouvert ses portes au début de l’année dernière. Il a immédiatement suscité un tollé parmi les groupes ultra-orthodoxes, car il restait ouvert sept jours sur sept. À l’époque, la municipalité de Ramat Hasharon avait décidé de ne pas intervenir pour faire fermer le centre commercial à Shabbat.
Ce recours a été déposé en mai 2025 par la « Histadrout Hapoel Hamizrah », une organisation sioniste religieuse de défense des droits des travailleurs. Celle-ci affirmait que la municipalité et le maire ne respectaient pas les règlements municipaux exigeant la fermeture des commerces durant Shabbat, et qu’ils omettaient d’infliger les amendes prévues aux contrevenants.
Rochberger et la mairie avaient initialement fait valoir que ce règlement municipal, approuvé en 1967, n’était plus adapté à la culture qui caractérise aujourd’hui Ramat Hasharon en général, et le centre commercial BIG en particulier.
Et pourtant, lors d’une audience en mars, ils ont annoncé que la loi sur la fermeture serait appliquée.
Dans sa décision, le juge Hess a noté que le recours « avait abouti, en ce sens que la municipalité et le maire avaient reconnu qu’il y avait lieu de faire respecter la loi ».
Hess a néanmoins admis qu’il était encore trop tôt pour confirmer que la municipalité s’acquittait effectivement de ses engagements. Les requérants ont ainsi le plein droit d’engager une nouvelle procédure judiciaire, s’ils le jugent nécessaire.
Les avocats chargés de représenter les commerces du centre commercial ont fait savoir dans un communiqué que « le rejet de ce recours tend à préserver le statu quo qui prévaut depuis plusieurs décennies dans la ville et au sein du complexe commercial BIG ».
Par ailleurs, Ramat Hasharon a déposé une requête auprès du ministère de l’Intérieur visant à modifier les modalités d’application des lois en vigueur, a rapporté le site d’information Ynet. Son projet consiste notamment à diviser la ville en différentes zones, chacune relevant d’une autorité de contrôle distincte.
La semaine dernière, le directeur général du ministère de l’Intérieur, Israel Uzan, a pour sa part exhorté Rochberger à faire respecter les règlements municipaux en vigueur et à interdire aux commerces d’ouvrir à Shabbat, ont fait savoir les médias israéliens.
Uzan a souligné que le règlement municipal actuel restait en vigueur et que, tant que le ministre de l’Intérieur n’aurait pas donné son accord à d’éventuelles modifications, la municipalité était tenue de l’appliquer. Toutefois, Israël ne compte actuellement pas de ministre de l’Intérieur en fonction. Ce poste fait en effet partie de ceux laissés vacants au sein du gouvernement suite au départ des partis ultra-orthodoxes l’année dernière. Les autres postes ont depuis été pourvus et le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est vu temporairement attribuer un certain nombre de pouvoirs habituellement dévolus au ministre de l’Intérieur.
La question de l’ouverture et du fonctionnement, durant Shabbat, des commerces, des lieux de divertissement et des transports publics est depuis longtemps une source de tensions en Israël entre les ultra-orthodoxes, qui cherchent à faire appliquer les lois religieuses, et les habitants laïques, qui s’irritent des restrictions imposées à ce qui est, pour nombre d’entre eux, le seul véritable jour de repos hebdomadaire.
la Communauté du Times of Israël !








