« Retour au 6 octobre » : Amir Baram accuse les Finances de pénaliser Tsahal
Le directeur général du ministère de la Défense estime que l’armée est sous-financée et que les cadres budgétaires actuels ne répondent pas aux défis sécuritaires d’Israël
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.

Le directeur général du ministère de la Défense, Amir Baram, a mis en garde cette semaine contre un retour à une approche économique d’avant-guerre qu’il juge erronée, estimant que les cadres budgétaires actuels ne permettent pas de répondre aux défis sécuritaires d’Israël, selon un communiqué du ministère.
« Nous sommes revenus trop rapidement au 6 octobre », a déclaré Baram, en référence à la période précédant le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7-Octobre, lors d’une conférence sur les prévisions organisée mercredi par Calcalist. « Nous ne sommes clairement pas au niveau requis en termes de volumes de financement et de flux de trésorerie, ni au rythme et à l’échelle nécessaires pour Tsahal. »
Baram a accusé le ministère des Finances de sous-estimer sciemment les besoins de la Défense tout en imposant des exigences toujours plus lourdes à l’armée.
« Le cadre budgétaire arrêté pour 2026 s’élève à 112 milliards de shekels. Or, le ministère des Finances sait que le “cadre opérationnel”, c’est-à-dire, l’ensemble des missions que l’échelon politique impose ou est susceptible d’imposer à Tsahal, sera bien plus important », a-t-il déclaré.
Il s’est interrogé sur l’attitude du ministère : « Que fait-il ? Il ‘joue’ avec les institutions de Défense… il sous-évalue systématiquement les budgets, endette les industries, puis accuse Tsahal de dépassements budgétaires supposés, alors que ceux-ci sont clairement inévitables. »
Selon Baram, la méthode budgétaire actuelle, « qui n’a pas fondamentalement évolué par rapport à celle en vigueur avant le 7-Octobre », ne permettra pas à Israël de suivre le rythme du renforcement militaire requis en vue de conflits futurs.
S’il a reconnu que l’intensité des combats avait diminué et que la technologie israélienne avait produit « des résultats très significatifs », Baram a insisté sur le fait que « toutes les arènes restent ouvertes ».
Il a appelé Israël à se préparer à des conflits prolongés et multi-fronts, plutôt qu’à des affrontements courts et limités.
Enfin, Baram a indiqué que le ministère de la Défense faisait pression pour accroître les capacités de production nationales et stimuler les exportations dans le secteur de la défense, estimant que de tels investissements renforceraient à la fois la sécurité nationale et l’économie israélienne à long terme.
la Communauté du Times of Israël !







