Royaume-Uni: 47 nouvelles inculpations pour soutien au groupe Palestine Action
Le gouvernement britannique a interdit Palestine Action en tant que groupe "terroriste" en juillet à la suite d'actes de vandalisme commis dans une base de la Royal Air Force
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La police de Londres a annoncé lundi avoir inculpé 47 personnes accusées d’avoir manifesté leur soutien au groupe interdit Palestine Action, ce qui porte à 114 le nombre de personnes inculpées depuis la désignation comme « terroriste » du mouvement en juillet.
Les personnes inculpées, âgées de 18 à 81 ans, avaient été interpellées lors d’une manifestation le 19 juillet dernier. Elles comparaîtront devant un tribunal londonien les 27 et 28 octobre, a précisé la police dans un communiqué.
Elles encourent une peine maximale de six mois de prison si elles sont reconnues coupable.
Le gouvernement travailliste britannique a interdit Palestine Action en tant que groupe « terroriste » en juillet à la suite d’actes de vandalisme commis dans une base de la Royal Air Force.
Depuis, plusieurs manifestations ont été organisées pour protester contre cette décision, également critiquée par des ONG de défense des droits humains et des experts de l’ONU.
Plus de 700 personnes ont été arrêtées, dont 522 lors d’une seule manifestation à Londres début août, et 114 personnes ont été inculpées à ce jour.
La ministre de l’Intérieur Yvette Cooper a défendu l’interdiction de Palestine Action, en répétant en août qu’il « ne s’agit pas d’une organisation non violente ».
Créé en 2020, le mouvement Palestine Action se présentait comme un « réseau d’action directe » visant à dénoncer « la complicité britannique » avec l’État d’Israël, en particulier sur la question des ventes d’armes.
Il a mené plusieurs actions au Royaume-Uni contre des sites d’entreprises d’armement, dont le groupe israélien Elbit. Il avait aussi en mars pénétré dans un golf appartenant au président américain Donald Trump en Ecosse, écrivant notamment « GAZA IS NOT 4 SALE » (« Gaza n’est pas à vendre ») sur le gazon.
La cofondatrice de Palestine Action, Huda Ammori, a contesté en justice l’interdiction du mouvement. Une audience est prévue en novembre.
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