Selon l’ADL, seuls 9 États américains ont des réglementations strictes contre l’antisémitisme
L'organe de surveillance de l'antisémitisme dévoile son système d'évaluation des Etats, qui examine les lois, l'enseignement et les politiques publiques
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Seuls neuf États américains sur les 50 que compte l’Union ont adopté les meilleures pratiques pour lutter contre l’antisémitisme, a déclaré vendredi l’Anti-Defamation League (ADL).
Le tout nouvel outil créé par cet organisme de surveillance de l’antisémitisme sera utilisé pour évaluer les mesures prises par les États américains contre l’antisémitisme, que ce soit au niveau de la loi, de l’enseignement ou des politiques publiques.
L’ADL a indiqué que son Jewish Policy Index [NDLT : indice de politique juive] avait été créé pour faire face à l’augmentation sans précédent des actes antisémites, ces dernières années, à commencer par les récentes et violentes attaques contre les communautés juives de Boulder, dans le Colorado, ainsi que de Washington, DC.
L’antisémitisme a considérablement augmenté aux États-Unis, ainsi qu’ailleurs dans le monde, depuis que le Hamas a déclaré la guerre à Israël le 7 octobre 2023. Aux États-Unis, en 2024, le nombre d’actes antisémites a battu des records pour la quatrième année consécutive avec 9 354 cas enregistrés de harcèlement, vandalisme et agression, expliquait l’ADL en avril dernier. Ce qui représente plus de 25 actes antisémites par jour, soit plus d’un par heure.
Le premier indice JPI a révélé que neuf États – l’Arizona, la Californie, le Colorado, la Floride, l’Illinois, New York, le Tennessee, le Texas et la Virginie – luttaient contre l’antisémitisme grâce à des dispositifs juridiques robustes et que douze États étaient peu investis sur le plan des politiques publiques. C’est notamment le cas du Delaware, du Vermont, de l’Idaho, du Mississippi, du Dakota du Sud, d’Hawaï, de la Caroline du Sud, du Nouveau-Mexique, du Dakota du Nord, du Montana, de l’Utah et du Wyoming.
Par ailleurs, 29 États sont plus ou moins en phase avec des points clés de l’agenda politique de l’ADL avec une vision claire des actions à mener, ajoute l’ADL.
Les États sont évalués sur la base de 22 critères, regroupés en trois catégories : le degré de priorité accordé à la lutte contre l’antisémitisme, l’enseignement de l’expérience juive et la protection des communautés juives.
Les habitants de chaque État peuvent se référer à cet indice pour identifier les lacunes de leurs autorités, comprendre les voies d’amélioration et inciter les législateurs à renforcer les dispositifs de protection, précise l’ADL.
« L’ADL appelle depuis longtemps de ses voeux l’adoption d’une approche globale contre l’antisémitisme et ce Jewish Policy Index vient combler un manque en donnant une feuille de route claire aux États pour venir en aide à leur communauté juive », poursuit Jonathan Greenblatt, PDG de l’ADL.
« Face à des actes antisémites qui ont atteint des niveaux records partout dans le pays, nous avons besoin d’autre chose que des discours – nous avons besoin d’une action politique réelle et mesurable. Cet outil nous offre une image complète de la situation des États et des mesures qu’ils peuvent prendre pour s’améliorer. »
Ces dernières années, l’ADL a été le témoin de la flambée d’antisémitisme dans plusieurs domaines, qu’illustrent en creux les mesures prises par les universités pour lutter contre la haine, les possibles préjugés de l’IA, la désinformation sur Wikipédia ou encore les croyances antisémites.
la Communauté du Times of Israël !








