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Selon le chef de la diplomatie russe, l’Iran peut légitimement rester en Syrie

Sergueï Lavrov a souligné que le nouveau cessez-le-feu ne comprend pas le retrait de l'Iran

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov rencontre le président de la Knesset, Yuli Edelstein, à Moscou le 29 juin 2017 (Crédit : Ambassade d'Israël à Moscou)
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov rencontre le président de la Knesset, Yuli Edelstein, à Moscou le 29 juin 2017 (Crédit : Ambassade d'Israël à Moscou)

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré mardi que le cessez-le-feu annoncé en Syrie n’inclut pas un engagement de la part de la Russie pour garantir l’expulsion des milices affiliées à l’Iran du pays.

Lavrov a indiqué que l’Iran avait une présence « légitime » en Syrie, selon l’agence de presse Interfax.

On ne sait pas exactement si les propos de Lavrov sont liés aux médias affirmant que l’accord contiendrait des restrictions sur la proximité avec la frontière israélo-syrienne autorisée pour les groupes soutenus par l’Iran.

Cette déclaration survient alors que le Conseil de sécurité américain a dépêché une délégation en Israël pour s’entretenir avec les chefs de la sécurité, principalement au sujet de l’accord russo-américain sur la Syrie et la menace grandissante que représente l’Iran dans la région.

Lundi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé qu’Israël ne serait pas lié par cet accord.

L’accord, annoncé dans un communiqué conjoint samedi, appelle à « la réduction, et l’élimination finale » des combattants étrangers du sud de la Syrie.

Selon les médias, cet accord s’applique aux alliés iraniens qui luttent au nom du régime d’Assad, ils devront quitter la zone frontalière, et à terme, la Syrie.

Mais selon un responsable israélien anonyme, dans le cadre de cet accord, les milices associées à l’Iran seraient autorisées à garder leurs positions, entre 5 et 7 kilomètres de la frontière, dans certaines régions, a indiqué Reuters lundi.

En plus de l’accord en Syrie, la délégation américaine est susceptible de discuter d’une présumée construction d’une base militaire iranienne, à moins de 50 kilomètres de la frontière du Golan, en Israël.

Vendredi, la BBC, relayant les propos d’un responsable occidental, a indiqué que l’Iran mettait en place une base permanente sur un site utilisé par l’armée syrienne, près d’el-Kiswah, à 14 kilomètres au sud de la frontière israélienne.

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