Simha Lehaim inaugure un centre thérapeutique dédié aux enfants à Sdot Neguev
L'association appelle par ailleurs à une large mobilisation pour gâter les enfants des kibboutz du Sud avec l'arrivée de Hanoucca
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Le 23 novembre 2025, l’association Simha Lehaim a inauguré un nouveau centre thérapeutique au cœur de Sdot Neguev (sud), destiné à accompagner les enfants victimes de traumatismes liés aux violences et aux alertes à la roquette incessantes. Une ouverture à forte portée symbolique, plus d’un an après les attaques du 7-Octobre, dans une région encore profondément meurtrie.
Dès 2021, l’association avait financé la réhabilitation des locaux de la Moetsa de Sdot Neguev, permettant l’ouverture de dix salles de résilience. Trois ans plus tard, face à l’explosion des besoins, leur nombre a été doublé : dix nouvelles salles ont été aménagées au sein même du centre, tandis que dix autres ont vu le jour dans les kibboutz et les écoles environnants.
L’objectif est d’offrir aux enfants un lieu sécurisant, chaleureux et adapté à leur reconstruction psychologique. Mobilier, matériel thérapeutique, équipements spécialisés et jeux éducatifs ont été entièrement financés par l’association, afin de recréer un environnement apaisant, propice à l’expression des émotions et au retour progressif à une vie normale.
L’inauguration s’est déroulée en présence de la fondatrice et présidente de l’association, Arielle Bitton, du président du conseil régional, Tamir Idan, de responsables médicaux, de directeurs de communautés, de familles endeuillées depuis le 7-Octobre et de nombreux donateurs. Le centre leur a été symboliquement dédié.
Depuis un an, près d’un tiers de la population de Sdot Neguev a déjà bénéficié de l’accompagnement proposé, illustrant l’ampleur des traumatismes mais aussi l’importance cruciale de cet espace de soutien.
Un temps fort de la cérémonie a été consacré à l’hommage aux victimes du 7-Octobre. Des plaques commémoratives ont été dévoilées au nom de soldats tombés au combat, de jeunes assassinés lors du festival Nova, ainsi que de proches de donateurs. Le consul général de France, Matthieu Clouvel, et Daphna Poznanski, conseillère des Français de l’étranger, étaient également présents pour saluer l’engagement des associations franco-israéliennes.
Dans un discours empreint d’émotion, Tamir Idan a rappelé que « des fils et des filles ont payé de leur vie notre droit à vivre », ajoutant que chaque salle porte désormais « un nom, une histoire, un souvenir ». Il a salué l’engagement de Simha Lehaim, qualifiée de partenaire fidèle « lorsque la région était au fond du gouffre ».
Pour Arielle Bitton, ce nouveau centre est avant tout « un symbole d’espoir et de résilience ». « Chaque enfant que nous aidons à guérir porte l’héritage de ceux qui sont tombés. Leur sacrifice donne naissance à une génération debout, forte et résiliente », a-t-elle déclaré.
L’association ne s’est pas arrêtée à la région de Sdot Neguev. Elle ouvre d’autres centres dans les autres régions, comme à Netivot et dans les kibboutzim Erez, Saad et Alumim.
Dans la continuité de cette action, l’association prépare déjà son prochain grand rendez-vous solidaire : l’Opération Hanoucca, prévue le 10 décembre 2025. Cette initiative marque le point de départ de l’engagement de l’association auprès des enfants du Sud.
« Nous partons gâter les enfants des kibboutz du Sud pour Hanoucca. C’est un moment d’émotion immense et profondément symbolique pour tout le peuple d’Israël », affirme Candice, membre active de l’association. À cette occasion, 1 000 jouets seront distribués grâce à la générosité des donateurs.
L’association appelle à une large mobilisation : chaque enfant peut être parrainé pour un don de 50 shekels (environ 15 euros), et l’événement peut également être sponsorisé à partir de 3 000 shekels. Les dons peuvent être effectués en euros, shekels ou dollars via le site officiel de l’association.
Fondée en 2019, Simha Lehaim regroupe des femmes franco-israéliennes bénévoles engagées auprès des enfants touchés par la guerre, le terrorisme et la précarité. D’abord active dans la région de l’Otef Aza, l’association intervient désormais dans de nombreuses zones du pays, au sein des écoles, hôpitaux et foyers, en lien étroit avec les autorités locales et ses partenaires internationaux.
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