Smotrich ne quittera pas la coalition mais tentera de changer le cap du gouvernement
Le ministre des Finances exige que de vastes parties de Gaza restent sous contrôle et souveraineté israéliens afin de pouvoir accueillir des implantations
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Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a annoncé lundi sa décision de rester au gouvernement. Il estime en effet que « le cap [du gouvernement] peut être modifié », quelques jours seulement après avoir déclaré qu’il avait « perdu confiance » dans la stratégie militaire du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Gaza.
Sur la chaîne publique Kan, le président du parti HaTzionout HaDatit a continué à critiquer le Premier ministre, affirmant même que « Netanyahu pourrait ne pas être en mesure de résister aux pressions intérieures et extérieures » et de prendre la bonne décision.
« Après 22 mois passés à le suivre et à le soutenir », la décision prise la semaine dernière par le cabinet d’approuver un plan visant à prendre le contrôle de Gaza-City « ne nous conduit malheureusement pas à la victoire », a poursuivi Smotrich.
« On ne peut pas prendre l’armée, l’envoyer dans une opération risquée, puis s’arrêter en cours de route. »
« Cette proposition vise à faire pression sur le Hamas et à le ramener à la table des négociations, afin de conclure à nouveau un accord partiel qui abandonnerait la moitié des otages et mettrait fin à la guerre », a-t-il prévenu, soulignant que « même l’administration américaine, pourtant très favorable, commence à perdre patience ».
Smotrich, qui s’était déjà opposé à l’extension de l’aide humanitaire à Gaza, a également dénoncé l’échec de Netanyahu « à obtenir de l’armée qu’elle assume ses responsabilités en matière d’espace humanitaire ».
Mais malgré ces critiques et les menaces de démission de certains députés du parti, Smotrich a indiqué qu’il ne prévoyait pas de quitter le gouvernement – pour l’instant.
« Le train a déraillé, mais je reste à bord, parce que je suis convaincu qu’il est possible de le faire changer d’itinéraire », a-t-il affirmé, exigeant que de vastes parties de Gaza restent sous contrôle et souveraineté israéliens afin de pouvoir accueillir des implantations, « car il s’agit du seul moyen de maintenir la sécurité ».
« Ce n’est pas le projet du Premier ministre, j’en suis conscient, mais je pense qu’il n’est pas opportun d’ouvrir ce débat maintenant. »
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