Suisse : Ignazio Cassis accusé de complicité dans la guerre d’Israël à Gaza
Vingt-cinq avocats suisses dénoncent le ministre des Affaires étrangères pour complicité de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le ministre des Affaires étrangères suisse Ignazio Cassis est visé par une dénonciation auprès de la Cour pénale internationale (CPI). Vingt-cinq avocats suisses l’accusent de complicité dans les crimes qu’Israël aurait commis à Gaza, demandant l’ouverture immédiate d’une enquête. Selon eux, la Suisse, sous sa responsabilité, ferait fi des Conventions de Genève et du droit international humanitaire.
« Le ministre avait le pouvoir et le devoir de tout faire pour empêcher ces crimes. Ne pas agir et, pire, ne rien faire pour les freiner, c’est se rendre complice », dénoncent les avocats à RTS.
Fin août, une soixantaine d’ex-diplomates avaient déjà adressé au Conseil fédéral une lettre ouverte proposant dix mesures concrètes pour que la Suisse respecte le droit international humanitaire. « Hélas, rien, ou presque, n’a été fait », regrette Jean-Daniel Vigny, ancien responsable au DFAE chargé des droits humains.
Le Ministère public de la Confédération n’a pas non plus donné suite à une dénonciation déposée en mai 2025 contre Ignazio Cassis, Karin Keller-Sutter et Guy Parmelin, souligne Irène Wettstein, avocate de l’association Stop Complicity.
« Face à cette inaction, il appartient à la Cour pénale internationale d’agir. Ignazio Cassis pourrait n’être que le premier sur la liste », insiste-t-elle auprès de RTS.
Dans ce contexte, une autre controverse concerne les étudiants suisses qui ont protesté contre les partenariats universitaires avec Israël. En mai 2024, environ 70 étudiants ont organisé des sit-in à l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). À la suite des manifestations, 38 étudiants ont reçu des ordonnances pénales, dont 17 ont fait appel. Cinq étudiants ont été condamnés à des amendes et deux ans de sursis, tandis que deux autres ont été acquittés.
En janvier, une dizaine d’experts de l’ONU ont dénoncé ces sanctions. « Le militantisme pacifique des étudiants, sur et hors campus, fait partie des droits des étudiants à la liberté d’expression et de réunion pacifique et ne doit pas être criminalisé », ont-ils déclaré. Selon eux, la police est intervenue « alors même qu’aucun cours n’avait été interrompu et qu’aucune violence n’avait été commise ».
la Communauté du Times of Israël !







