Sur Facebook, la militante controversée Houria Bouteldja pleure la mort du chef du Hamas
Elle estime que "participer aux JO pendant que le monde brûle, à une rave party à quelques encablures de la prison de Gaza", est la "même monstruosité" que pendant la Shoah
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« Le monde arabe vit un cauchemar éveillé. Le chef politique du Hamas, Ismael Haniyeh (principal négociateur pour un cessez-le-feu), vient d’être assassiné en Iran après un raid israélien. » Houria Bouteldja, ancienne porte-parole du groupuscule les Indigènes de la République (PIR), a posté sur son compte Facebook un long message où elle regrette la mort du chef de la branche politique du Hamas, Ismael Haniyeh.
Elle accuse « l’État sioniste, avec le soutien des États-Unis et de l’Europe », d’assumer « son bellicisme absolu », tout en occultant les agressions subies par Israël de la part du Hamas, du Hezbollah, des Houthis et de l’Iran avant de gonfler les chiffres des victimes de la guerre à Gaza : « Ici, à part quelques voix dont celle de Mélenchon, l’ensemble du champ politique est acquis à la guerre contre un peuple martyr, innocent, opprimé dont les morts sont estimées aujourd’hui à plus de 100 000. »
Bouteldja conclut son texte en comparant la participation aux Jeux olympiques ou au festival Nova à la Shoah : « Pour moi, participer aux JO pendant que le monde brûle, à une rave party à quelques encablures de la prison de Gaza ou entretenir son petit jardin à côté d’un camp de concentration [l’histoire du film ‘La zone d’intérêt’, sur le commandant d’Auschwitz Rudolf Höss, NDLR], c’est la même mentalité, la même indifférence, la même monstruosité. On ne fait pas partie de la même humanité. Définitivement. »
Houria Bouteldja est connue pour son discours particulièrement hostile à l’égard d’Israël et flirtant souvent avec l’antisémitisme.
En 2021, elle avait réagi aux insultes reçues par la candidate franco-israélienne au concours Miss France, April Benayoum, en déclarant qu’on « ne peut pas être Israélien innocemment ». À l’époque, Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe et employeur de Bouteldja, avait affirmé à l’hebdomadaire Marianne qu’il n’avait « aucun problème » avec cette dernière, qui respectait « absolument le droit du travail ».
En 2016, dans son livre Les Blancs, les Juifs et nous. Vers une politique de l’amour révolutionnaire, Bouteldja expliquait déjà sa vision des Juifs dans une société occidentale.
Elle y écrivait notamment que « Les Juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française » ou encore : « Le pire, c’est mon regard, lorsque dans la rue je croise un enfant portant une kippa. Cet instant furtif où je m’arrête pour le regarder. Le pire c’est la disparition de mon indifférence vis-à-vis de vous, le possible prélude de ma ruine intérieure ».
Non … vous lisez bien. Abjection absolue. @HB__officiel déplore la liquidation des pires terroristes de la planète. Ex porte-parole du parti des indigènes, elle était salariée de l’Institut du Monde Arabe @imarabe, financé par l’Etat. #antisionisme = #antisémitisme@DILCRAH… pic.twitter.com/eKw06LXS0L
— Philippe Meyer (@philippemeyer92) August 1, 2024
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