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Syrie: le président s’exprimera à l’ONU en septembre – Affaires étrangères

En raison de son passé d’ancien jihadiste recherché, M. Chareh reste soumis à des sanctions de l’ONU et à une interdiction de voyager, et doit demander une dérogation pour tout déplacement à l’étranger

Le président par intérim de la Syrie, Ahmed al-Sharaa, lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français Emmanuel Macron après une réunion à l'Élysée, à Paris, le 7 mai 2025. (Crédit : Stephanie Lecocq/Pool via AP)
Le président par intérim de la Syrie, Ahmed al-Sharaa, lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français Emmanuel Macron après une réunion à l'Élysée, à Paris, le 7 mai 2025. (Crédit : Stephanie Lecocq/Pool via AP)

Le président par intérim syrien Ahmad al-Chareh doit participer à la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies qui se tiendra en septembre à New York, durant laquelle il prononcera un discours, a indiqué lundi à l’AFP un responsable du ministère des Affaires étrangères.

« Le président syrien Ahmad al-Chareh participera à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, où il prononcera un discours », a déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat.

« Il sera le premier président syrien à s’exprimer aux Nations unies depuis le discours de l’ex-président Noureddine al-Atassi en 1967, et le premier président syrien à participer à la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale, prévue du 22 au 30 septembre », a ajouté le responsable.

Ahmad al-Chareh a pris le pouvoir après que ses forces, dirigées par des islamistes, ont renversé en décembre l’ancien dirigeant Bachar al-Assad, après près de quatorze ans de guerre civile.

Depuis son arrivée au pouvoir, les nouvelles autorités syriennes ont reçu un soutien régional et international.

Le ministre syrien des Affaires étrangères Assaad al-Chaibani avait prononcé un discours à l’ONU en avril, et avait hissé le nouveau drapeau du pays au siège de l’organisation à New York.

En raison de son passé d’ancien jihadiste recherché, M. Chareh reste soumis à des sanctions de l’ONU et à une interdiction de voyager, et doit demander une dérogation pour tout déplacement à l’étranger.

M. Chareh a rencontré le président américain Donald Trump en mai, une semaine après avoir rencontré le président français Emmanuel Macron à Paris lors de son premier voyage en Occident.

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