Tel Aviv classée huitième ville la plus chère pour accéder à la propriété
Selon la Deutsche Bank, les tarifs ont bondi de 110 % dans le centre-ville depuis 2012 ; Tel Aviv est 28e pour la qualité de vie et 3e ville la plus chère pour acheter une voiture
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Tel Aviv est la huitième ville la plus chère au monde quant aux prix de l’immobilier résidentiel, a révélé un rapport annuel sur le coût de la vie dans 69 des villes les plus importantes.
Dans la métropole israélienne, le tarif moyen s’élève à 18 469 dollars par mètre carré, selon le rapport Mapping the World’s Prices publié par la Deutsche Bank à la fin du mois de mai. Ce rapport classe les villes en fonction du coût moyen d’une maison dans les quartiers centraux.
Hong Kong se place en tête du classement avec un tarif moyen de 25 946 dollars par mètre carré. Israël arrive après New York (18 532 dollars), Londres (20 953 dollars), Genève (21 491 dollars), Séoul (22 875 dollars), Singapour (22 955 dollars) et Zurich (23 938 dollars).
La position d’Israël en tête de classement s’explique par le fait qu’il « s’agit de la capitale d’un pays petit mais densément peuplé, avec des règles de zonage strictes et, plus récemment, un secteur technologique en plein essor ». Même si la capitale d’Israël est Jérusalem, de nombreux pays et organisations étrangères ne la reconnaissent pas comme telle en raison des différends avec les Palestiniens sur le statut de la ville.
Des années durant, les gouvernements israéliens successifs ont promis d’agir pour faire baisser les prix dee l’immobilier résidentiel, qui ne cessent de grimper à l’échelle nationale. De nombreux Israéliens sont exclus de l’accès à la propriété en raison de ces tarifs exorbitants, qui affaiblissent ainsi les classes moyennes.
D’après le rapport de la Deutsche Bank, les prix ont bondi de 110 % depuis 2012. Le tarif moyen du mètre carré était alors de 8 795 dollars.
Dans les classements relatifs aux prix des loyers, Tel Aviv se classe 21e des villes étudiées pour les appartements d’une chambre (1 667 dollars par mois) et 22e pour les appartements de trois chambres (3 088 dollars par mois), se révélant ainsi plus favorable aux locataires qu’aux personnes désirant accéder à la propriété.
New York occupe la première place des deux classements relatifs à la location, avec des loyers de 8 388 dollars par mois pour un logement de trois chambres et de 4 143 dollars par mois pour un appartement d’une chambre.
Le rapport a placé Israël au 28e rang du classement relatif à la qualité de vie. Le pays gagne ainsi trois places depuis 2020, battant Chicago et se plaçant juste après Montréal.
Le Luxembourg a été désigné comme proposant la meilleure qualité de vie. Il est suivi de Copenhague et d’Amsterdam.
Ce résultat tient compte des classements sur la sécurité, dans lesquels Tel Aviv est en 17e position, sur les soins de santé (20e), sur le coût de la vie (60e), sur le rapport prix/revenu de l’immobilier (60e), sur les temps de trajet (23e), sur la pollution (30e) et sur le climat (14e).
Concernant l’achat d’un véhicule, en se basant sur l’acquisition d’une Golf Volkswagen, Tel Aviv est le 3e lieu le plus cher (47 599 dollars) derrière Copenhague (50 298 dollars). C’est Singapour (140 534 dollars) qui occupe la première place de ce classement. La Deutsche Bank a décrit les deux premières villes comme « décourageant activement » l’achat de voitures.
Israël se retrouve souvent en tête des classements des pays développés avec le coût de la vie le plus élevé. Plus d’un tiers des ménages israéliens dépensent des milliers de shekels au-delà de ce que leurs revenus mensuels leur permettent et ont du mal à joindre les deux bouts, dans un contexte où les taux d’intérêt restent hauts.
De surcroît, les Israéliens ressentent le poids des nouvelles hausses concernant les impôts, les tarifs de l’alimentation, ainsi que les factures d’eau et d’électricité, entraînant une réduction de leurs revenus disponibles et influençant leurs habitudes de consommation. Le 1er janvier, le gouvernement a présenté une liste de hausses d’impôts visant à soutenir les revenus de l’État et à combler un déficit budgétaire, dans un contexte d’explosion des dépenses – notamment de défense – pendant la guerre de plusieurs mois avec le Hamas.
la Communauté du Times of Israël !








