Thomas Portes affiche son soutien au FPLP et rencontre Georges Ibrahim Abdallah
Le député LFI est visé par une plainte d'un élu RN pour apologie du terrorisme
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Thomas Portes, député La France insoumise, est dans la tourmente après un déplacement au Liban. Contrairement à un soutien au gouvernement libanais dans sa volonté de désarmer le Hezbollah et les milices palestiniennes, le parlementaire a choisi de rencontrer des représentants du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP), deux organisations impliquées dans des attentats et assassinats, et inscrites pour le FPLP sur la liste européenne des organisations terroristes. Au cours de ce voyage, Thomas Portes a également serré la main de Georges Ibrahim Abdallah, terroriste libanais condamné pour son implication dans plusieurs assassinats et aujourd’hui libre.
Ancien instituteur libanais devenu militant armé au sein du FPLP, Georges Abdallah a fondé au début des années 1980 les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), un groupuscule marxiste et pro-syrien. Son nom est associé à plusieurs actions violentes, dont au moins cinq attentats revendiqués en France en 1981 et 1982. Arrêté en 1984 à Lyon sous une fausse identité, il est initialement condamné pour détention d’armes et d’explosifs, avant d’être reconnu coupable en 1987 de complicité dans les assassinats de deux diplomates étrangers et dans une tentative contre un troisième. À l’époque, il déclarait devant ses juges : « Je ne suis rien d’autre qu’un combattant arabe ».
Le 26 septembre, Thomas Portes publiait sur le réseau X un message relatant sa visite au camp palestinien de Mar Elias. Il y indiquait avoir rencontré Marwan Abdel-Al, membre du bureau politique du FPLP, qui a présenté « la résistance » comme le seul moyen d’obtenir un État palestinien et a accusé Israël et les États-Unis de chercher « la reddition » des Palestiniens.
Selon Julien Odoul, député du Rassemblement national, relayer ces propos sans mise à distance revient à « justifier des actions violentes ».
L’élu de l’Yonne a annoncé lundi 29 septembre avoir saisi la justice. Dans une lettre adressée à la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, il invoque l’article 40 du Code de procédure pénale, estimant que les déclarations du député insoumis pourraient constituer une apologie du terrorisme, réprimée par l’article 421-2-5 du Code pénal. Sur X, Julien Odoul a dénoncé « la promotion d’une organisation terroriste par un député de la République » et demandé que la justice se prononce sur ces faits.
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