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Trump à l’ONU : « ceux qui veulent la paix devraient exiger la libération des otages »

Selon le président, la reconnaissance d'un État palestinien "encourage" la guerre et cède aux exigences du Hamas

Le président américain Donald Trump prononçant un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Timothy A. Clary/AFP)
Le président américain Donald Trump prononçant un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Timothy A. Clary/AFP)

Mardi, lors de son discours annuel devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président américain Donald Trump a profité de l’occasion pour critiquer cette institution. Il lui a reproché de ne pas lui avoir proposé son aide lorsqu’il a négocié la fin de sept conflits depuis son retour au pouvoir.

Il a cité les conflits entre le Cambodge et la Thaïlande, le Kosovo et la Serbie, le Congo et le Rwanda, le Pakistan et l’Inde, Israël et l’Iran, l’Égypte et l’Éthiopie, ainsi que l’Arménie et l’Azerbaïdjan, comme exemples de conflits auxquels il a contribué à mettre fin.

« C’est quand même dommage que ce soit moi qui ait dû faire tout ça et non les Nations unies. »

« Voici les deux choses que j’ai reçues des Nations unies : un escalator défectueux et un téléprompteur défectueux », a plaisanté Trump, provoquant les rires de l’assistance.

Il a déploré ne pas avoir encore reçu le prix Nobel de la paix, mais a ajouté que pour lui, « le véritable prix serait que des millions de personnes ne soient plus tuées dans des guerres interminables et sans gloire ».

Dès le début de son discours, le président américain a critiqué l’ONU.

Le président américain Donald Trump prononçant un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies au siège de l’ONU, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Angela Weiss/AFP)

« Ce ne sont que des paroles creuses, et les paroles creuses ne résolvent pas les guerres », a-t-il déclaré.

Trump a qualifié la vague actuelle de reconnaissances d’un État palestinien de capitulation face aux exigences du Hamas, de récompense pour le groupe terroriste palestinien et d’encouragement à la guerre.

Il a souligné qu’il était « activement engagé » dans la recherche d’un cessez-le-feu à Gaza.

« Malheureusement, le Hamas a rejeté à de nombreuses reprises des propositions de paix raisonnables », a-t-il poursuivi.

« N’oublions pas ce qui s’est passé le 7 octobre, n’est-ce pas ? », a-t-il répété.

Il a ensuite critiqué les pays occidentaux qui ont choisi de reconnaître un État palestinien ces derniers jours.

« Aujourd’hui, comme pour encourager la poursuite du conflit, certains membres de cette assemblée cherchent à reconnaître unilatéralement un État palestinien. »

« Les récompenses seraient trop importantes pour les terroristes du Hamas pour leurs atrocités. Ce serait une récompense pour ces horribles atrocités, y compris celles du 7 octobre, alors même qu’ils refusent de libérer les otages ou d’accepter un cessez-le-feu », a souligné Trump.

« Cela aurait pu être résolu depuis longtemps. »

« Au lieu de céder aux exigences du Hamas. Si vous aspirer réellement à la paix, et bien vous devez vous exprimer d’une seule voix et dire : libérez les otages dès aujourd’hui », a-t-il ajouté, sous les applaudissements de l’assemblée.

« Il faut libérer les otages. »

« Nous devons immédiatement mettre fin à la guerre à Gaza. »

« Nous devons immédiatement négocier la paix. Nous devons récupérer les otages », a-t-il poursuivi, réitérant son souhait de les voir tous relâchés en une seule fois, vivants ou morts, et non par vagues successives.

Le président américain Donald Trump s’adressant à l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Evan Vucci/AP)

Trump a estimé qu’il restait 20 otages vivants, mais a de nouveau déclaré à tort que 38 corps étaient toujours détenus, alors que les autorités israéliennes estiment qu’ils sont en réalité 28.

Le président a souligné qu’il ne fallait pas permettre au régime iranien de se doter d’armes nucléaires, et a assuré que sa capacité d’enrichissement nucléaire avait été détruite lors de la guerre des douze jours en juin.

« Le premier sponsor mondial du terrorisme ne peut en aucun cas être autorisé à posséder l’arme la plus dangereuse », a insisté Trump.

« C’est pourquoi, peu après mon entrée en fonction, j’ai envoyé une lettre contenant une offre généreuse au soi-disant Guide suprême. J’y proposais une coopération totale en échange de la suspension du programme nucléaire iranien. La réponse du régime a été de poursuivre ses menaces constantes à l’encontre de ses voisins, des intérêts américains dans toute la région et de certains grands pays situés à proximité. »

Par conséquent, les États-Unis ont eu recours à la force, a-t-il déclaré.

« Aujourd’hui, la plupart des anciens commandants militaires iraniens – en réalité, je peux dire presque tous – ne sont plus parmi nous. Ils sont morts. Il y a trois mois, lors de l’Opération ‘Midnight Hammer’, sept bombardiers américains B-2 ont largué quatorze bombes de près de 14 tonnes chacune sur les principales installations nucléaires iraniennes, détruisant tout sur leur passage. »

« Aucun autre pays au monde n’aurait pu faire ce que nous avons fait. Aucun autre pays ne dispose de l’équipement nécessaire pour faire ce que nous avons fait. Nous avons les armes les plus puissantes au monde. Nous détestons les utiliser, mais nous avons accompli ce que les gens voulaient faire depuis vingt-deux ans. »

« Une fois la capacité d’enrichissement nucléaire de l’Iran détruite, j’ai immédiatement négocié la fin de la guerre de douze jours, comme on l’appelle, entre Israël et l’Iran, les deux parties acceptant de ne plus se battre. »

Cette image satellite fournie par Maxar Technologies et prise le 22 juin 2025 montre un cratère après les frappes américaines sur le site d’enrichissement nucléaire iranien de Natanz, dans le centre de l’Iran. (Crédit : Image satellite ©2025 Maxar Technologies/AFP)

Trump a accusé les Nations unies de « financer une attaque » contre l’Occident en soutenant la migration de masse, affirmant que l’ONU favorisait les entrées illégales aux États-Unis.

« Les Nations unies financent une attaque contre les pays occidentaux et leurs frontières », a-t-il déclaré devant les dirigeants mondiaux, en faisant référence à l’aide financière que l’organisation a fournie aux migrants démunis.

« L’ONU soutient les personnes qui entrent illégalement aux États-Unis. »

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