Trump: un accord doit être signé avec le Hamas sur un désarmement total
L'accord prévoit la remise de toutes les armes et le démantèlement de tous les tunnels, selon Trump, qui a approuvé la création récente d'un comité technocratique palestinien
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Selon le président américain Donald Trump, Washington s’apprête à conclure un accord avec le Hamas prévoyant son désarmement complet, menaçant le groupe terroriste s’il refuse de s’y conformer.
« Avec le soutien de l’Égypte, de la Turquie et du Qatar, nous allons conclure avec le Hamas un accord de démilitarisation GLOBAL, prévoyant la remise de TOUTES les armes et le démantèlement de TOUS les tunnels », a écrit Trump dans un message publié sur Truth Social.
« Le Hamas doit immédiatement honorer ses engagements, parmi lesquels la restitution du dernier corps sans vie à Israël, et il doit procéder sans délai à une démilitarisation complète », a ajouté Trump. « Comme je l’ai déjà dit, ils peuvent choisir la manière simple, ou la manière difficile. La population de Gaza a suffisamment souffert. L’heure est venue. »
Les États-Unis ont affirmé que les responsables du Hamas avaient, à l’occasion d’une réunion avec les principaux conseillers de Trump qui avait été organisée à la veille de l’accord de cessez-le-feu en octobre 2025, accepté de rendre les armes — des propos qui ont été démentis par le groupe terroriste.
Les États-Unis ont engagé des pourparlers avec les médiateurs égyptiens, qataris et turcs. Ces derniers ont assuré à Washington que le Hamas accepterait un plan de désarmement progressif, qui commencerait par la remise des armes lourdes de l’organisation terroriste et le lancement d’un programme de « rachat » des armes légères, ont fait savoir un responsable américain et deux diplomates arabes. L’objectif, ont-ils ajouté, est de mettre en œuvre ce programme au cours des prochaines semaines.
Un haut responsable américain a rapporté mercredi aux journalistes que toutes les infrastructures terroristes de Gaza seraient détruites, et que « les armes lourdes, notamment les lance-roquettes, les lance-missiles et les missiles » devraient « être déposées dans un lieu où elles ne pourront pas être utilisées ».
PEACE THROUGH STRENGTH. https://t.co/yys48p3AZm pic.twitter.com/cKLz0XGLUx
— The White House (@WhiteHouse) January 16, 2026
Ce responsable n’a toutefois fait aucune mention des armes légères qui, pour Israël, doivent également faire partie du programme de désarmement, arguant que les AK-47 sont ce que le Hamas utilise pour maintenir son contrôle sur les Gazaouis dans la bande de Gaza.
Les propos de Trump dans son message sur sa plateforme Truth Social sont allés plus loin que ceux tenus par son collaborateur lors du point presse, insistant sur le fait que toutes les armes devront être remises. Une exigence que le Hamas est peu susceptible d’accepter.
Néanmoins, les responsables américains qui ont participé au point presse mercredi ont admis, devant les journalistes, que les négociations avec le Hamas sur le désarmement n’en étaient encore qu’à leurs débuts.
Pour leur part, les responsables du Hamas ont publiquement affirmé que l’organisation n’accepterait de rendre ses armes que dans le cadre d’un processus négocié qui aboutirait à la création d’un État palestinien, ce qu’Israël refuse.
Jeudi, dans un message posté sur sa plateforme Truth Social, Trump a fait écho à l’annonce faite mercredi par son envoyé Steve Witkoff, clamant : « Nous sommes OFFICIELLEMENT entrés dans la phase suivante du plan de paix en 20 points pour Gaza ! »
« Depuis le cessez-le-feu, mes équipes ont contribué à acheminer un NIVEAU RECORD d’aide humanitaire à Gaza, qui parvient aux civils à une vitesse et à une ampleur HISTORIQUES. Même les Nations unies ont reconnu que cet accomplissement était SANS PRÉCÉDENT. Ces résultats ont préparé le terrain pour cette nouvelle phase », a déclaré Trump.
Si les approvisionnements alimentaires de base ont effectivement augmenté de manière significative depuis le début du cessez-le-feu, le manque d’abris suffisants est désormais un problème majeur. Les organisations humanitaires déplorent les restrictions imposées par Israël concernant les poteaux métalliques qui sont nécessaires pour stabiliser les tentes, que l’on a vu sur de nombreuses vidéos en train de s’effondrer sous les vents hivernaux. Selon Israël, ces matériaux pourraient être utilisés par le Hamas pour fabriquer des armes ; l’État juif n’a donc pas autorisé leur entrée à Gaza, où des centaines de milliers de personnes vivent dans des tentes.
« En tant que président du Conseil de paix, je soutiens le gouvernement technocratique palestinien nouvellement nommé, le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), soutenu par le haut représentant du Conseil, pour gouverner Gaza pendant la période de transition », a ajouté Trump, faisant référence à l’ancien envoyé des Nations unies au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov.
« Ces dirigeants palestiniens font preuve d’un engagement inébranlable en faveur d’un avenir pacifique ! », a commenté Trump à propos des 15 membres du NCAG, qui se sont réunis pour la première fois jeudi.
Une heure aurapavant, Trump avait fait une autre annonce sur Truth Social, affirmant que le Conseil de paix, qu’il promet depuis longtemps, avait été constitué.
« La liste des membres du conseil sera dévoilée prochainement », avait déclaré Trump dans un message publié sur sa plateforme Truth Social.
Les États-Unis souhaitent organiser la première réunion du Conseil de paix en marge du Forum économique mondial qui se tiendra la semaine prochaine à Davos.
Donald J. Trump Truth Social Post 06:24 PM EST 01.15.26 pic.twitter.com/EUbfbUMdhT
— Commentary Donald J. Trump Posts From Truth Social (@TrumpDailyPosts) January 15, 2026
Le mois dernier, le Times of Israel a rapporté que les États-Unis avaient informé leurs interlocuteurs que l’Égypte, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne s’étaient engagés à ce que leurs dirigeants rejoignent Trump au sein du Conseil de paix.
Les États-Unis, qui voudraient voir ce nombre au moins doublé, n’ont à ce jour encore obtenu que des résultats limités, a fait savoir la semaine dernière un haut diplomate arabe, qui a ajouté que Washington envisageait de pourvoir les postes vacants au sein du comité avec les dirigeants de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et du Forum économique mondial.
Mercredi, durant un point presse, un responsable américain s’est toutefois montré optimiste quant à la composition du Conseil de paix, affirmant que Trump s’était personnellement impliqué dans la sélection de ceux qui recevraient une invitation à le rejoindre au sein du panel. Le responsable a précisé que des invitations avaient été envoyées plus tôt dans la journée à « de nombreux pays », et qu’elles avaient été « accueillies avec beaucoup d’enthousiasme ».
la Communauté du Times of Israël !







