Tsahal annonce la mort de quatre terroristes du Hezbollah dans une frappe
Kfar Roummane était le chef logistique des Forces Radwan ; les 3 autres défunts étaient des personnalités du groupe ; Beyrouth a fait état de trois blessés
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Quatre terroristes appartenant aux forces d’élite Radwan du Hezbollah ont été tués samedi soir lors d’une frappe aérienne israélienne dans le sud-Liban, a annoncé l’armée. Les autorités libanaises confirment également qu’il y a eu quatre morts dans l’attaque.
Tsahal a indiqué que la cible principale de la frappe survenue à Kfar Roummane, à proximité de Nabatieh, était le chef logistique des forces Radwan.
L’armée n’a pas donné le nom de l’individu, mais elle a fait savoir qu’il était impliqué dans le transfert d’armes et dans des « tentatives de restauration des infrastructures terroristes » dans le sud du Liban.
Le ministère libanais de la Santé a déclaré que la frappe « a entraîné la mort de quatre personnes et blessé trois autres, selon un bilan préliminaire ».
Les trois autres hommes tués dans l’attaque étaient également membres des forces Radwan, a noté l’armée israélienne, qui a ajouté que leurs activités constituaient une violation du cessez-le-feu.
Les individus s’appelaient Jawad Jaber, Hadi Hamid, Abdullah Kahil, et Muhammad Kahil.
استهداف سيارة في كفرمان وهناك اصابات pic.twitter.com/JwKu4BFNL7
— Jamal Chaiito (@Jamalchaiito1) November 1, 2025
Les Forces Radwan étaient auparavant chargées d’envahir Israël lors d’une future guerre. Les militaires israéliens ont précisé que cette unité d’élite avait fait avancer un plan du groupe terroriste, appelé « Conquérir la Galilée », jusqu’à ce que la guerre de 2023-2024 élimine la plupart des chefs du Hezbollah.
Dimanche, le ministre de la Défense israélien, Israel Katz, a dit que le président libanais Joseph Aoun tergiversait dans ses efforts visant à désarmer le Hezbollah, et il a averti qu’Israël passerait à l’action si Beyrouth ne le faisait pas.
« Le Hezbollah joue avec le feu et le président libanais traîne les pieds », a indiqué Katz dans un message qui a été posté sur le réseau social X après la confirmation de l’attaque par Tsahal.
« L’engagement du gouvernement libanais à désarmer le Hezbollah et à le chasser du sud du Liban doit être respecté », a-t-il ajouté, notant que « les mesures coercitives maximales se poursuivront et s’intensifieront – nous ne tolérerons aucune menace envers les habitants du nord [d’Israël] ».
Le Hezbollah avait commencé à attaquer Israël au mois d’octobre 2023, vingt-quatre heures après que le Hamas, un autre groupe terroriste soutenu par l’Iran, a envahi le sud d’Israël, déclenchant la guerre à Gaza. Après près d’un an de tirs transfrontaliers, Israël avait lancé une campagne intensive contre le groupe terroriste au mois de septembre 2024, affaiblissant considérablement ses forces et éliminant la majorité de ses principaux chefs.
Un cessez-le-feu a finalement été conclu au mois de novembre 2024.
Le cessez-le-feu a exigé qu’Israël et le Hezbollah quittent le sud du Liban pour être remplacés dans le secteur par les forces armées libanaises. Israël s’est retiré de tous les postes stratégiques que le pays occupait le long de la frontière, à l’exception de cinq d’entre eux. Tsahal a affirmé, depuis le cessez-le-feu, avoir tué plus de 330 membres du Hezbollah, avoir touché des centaines de sites du Hezbollah et avoir mené plus de 1 000 raids et autres opérations de moindre envergure dans le sud-Liban en réponse aux violations commises par le groupe terroriste.
Ces dernières semaines, l’armée israélienne semble avoir intensifié ses attaques contre le Hezbollah.
Affaibli par la guerre et toujours confronté à des frappes israéliennes régulières, le Hezbollah subit des pressions internes et internationales pour déposer ses armes – et l’armée libanaise a élaboré un plan pour le désarmer.
Toutefois, cette dernière aurait utilisé un si grand nombre de munitions pour faire disparaître les stocks d’armements du Hezbollah qu’elle serait à court d’explosifs. De son côté, le groupe, qui est soutenu par l’Iran, a juré de ne pas déposer les armes.
Mais malgré ces efforts, Israël serait convaincu que le Hezbollah a réussi à accumuler de nouvelles armes, ce qui renforcerait le risque d’une reprise du conflit. Parallèlement, le Liban a affirmé qu’Israël avait rejeté sa proposition d’entamer des négociations, le mois dernier, sur la question du retrait de l’armée israélienne.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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