Tsahal ferme le quartier général chargé des otages et des personnes disparues
Cette unité était chargée de recueillir des renseignements sur les otages et les disparues et dirigée jusqu'en novembre 2025 par le général de division (Rés.) Nitzan Alon
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Après plus de deux ans et le retour de tous les otages de la bande de Gaza, l’armée israélienne a annoncé jeudi la fermeture de son quartier général chargé des otages et des personnes disparues.
Cette unité avait été créée sous l’égide du Directorat des Renseignements militaires à la suite du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.
Elle était chargée de recueillir des renseignements sur les otages et les personnes disparues. Jusqu’en novembre 2025, elle était dirigée par le général de division (Rés.) Nitzan Alon, qui était également le négociateur en chef de Tsahal pour les otages.
« Le retour de tous les otages dépassait notre imagination ; nous n’avions pas envisagé que nous en arriverions là », a déclaré un officier supérieur de l’unité lors d’un entretien téléphonique avec des journalistes.
Cette unité s’est occupée au total de 255 otages détenus dans la bande de Gaza, dont 251 avaient été enlevés le 7-Octobre et quatre qui étaient détenus depuis 2014 et 2015.
Au cours des premiers jours de la guerre, l’unité recherchait 3 100 personnes disparues, un nombre qui a diminué au fil du temps. Il aura fallu attendre la fin de l’année 2024 pour confirmer que 251 personnes avaient été enlevées au total, selon l’officier.
Selon les données de Tsahal, 38 des otages ont été enlevés vivants et tués en captivité après le 8 octobre 2023. Dans de nombreux cas, ils ont été assassinés par leurs geôliers, et dans d’autres, l’armée a confirmé avoir causé la mort d’otages par ses actions, notamment des frappes aériennes.
« Chaque cas a fait l’objet d’une enquête approfondie ; il y a eu différents types d’erreurs, et donc plusieurs cas de préjudice causé aux otages », a déclaré l’officier supérieur.
Cette unité était composée d’environ 2 100 soldats, dont 60 % étaient des réservistes. Les soldats provenaient principalement de la division des opérations spéciales du Directorat des Renseignements militaires ; les autres provenaient de dizaines d’autres unités.
Selon l’officier supérieur, le travail au quartier général était divisé en deux départements : l’un s’occupait des otages vivants et l’autre des otages décédés.
Des équipes d’officiers du renseignement enquêtaient sur le lieu de détention des otages, sur leurs geôliers et sur leurs conditions de détention. L’officier a souligné que le travail était constant, car le Hamas déplaçait souvent les otages, en particulier à Gaza-City.
Il a ajouté que, jusqu’au cessez-le-feu d’octobre 2025, l’armée s’était préparée à mener des opérations de sauvetage des otages vivants. Il a toutefois précisé que leur mise en œuvre était devenue « de plus en plus complexe sur le plan opérationnel ».
« Certaines opérations n’ont pas été rendues publiques ; elles étaient déjà préparées, mais ont été interrompues au dernier moment. D’autres ont été menées, mais n’ont pas atteint leur objectif, car l’otage n’était pas présent sur place, mais nous avons continué à travailler sans relâche », a-t-il ajouté.
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