Un député visé par une plainte pour incitation à la haine auprès de la commission d’éthique de la Knesset
Yitzhak Kroizer, législateur d'extrême-droite, avait déclaré depuis la tribune de la Knesset, mercredi soir, qu’il n’y avait "ni civils ni enfants innocents" dans la ville palestinienne de Jénine, en Cisjordanie
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Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Le chef du parti arabe radical Hadash-Taal, le député Ayman Odeh, a officiellement déposé une plainte, jeudi, auprès de la commission d’éthique de la Knesset contre le député Yitzhak Kroizer, du parti d’extrême droite Otzma Yehudit. Ce dernier avait déclaré depuis la tribune de la Knesset, mercredi soir, qu’il n’y avait « ni civils ni enfants innocents » à Jénine, en Cisjordanie.
Odeh a affirmé que les propos de Kroizer « portent gravement atteinte aux valeurs fondamentales de l’Humanité, des êtres humains en tant qu’êtres humains », et qu’il était inacceptable qu’un membre de la Knesset puisse prononcer de telles paroles.
« Une négation totale de l’existence de personnes innocentes, en particulier d’enfants innocents, avec des incitations claires à leur porter atteinte est une manière de légitimer le meurtre et les atteintes aux civils, faisant écho à des notions dangereuses de déshumanisation », a indiqué Odeh dans sa plainte.
Il a affirmé que les propos similaires à ceux de Kroizer influençaient les extrémistes juifs en Cisjordanie – des paroles « dont les conséquences sont visibles jour et nuit avec les attentats terroristes nationalistes qui sont perpétrés à l’encontre des Palestiniens dans les territoires occupés de 1967 ».
Odeh a demandé à la commission d’éthique de la Knesset de sanctionner Kroizer pour « incitation à la violence contre des enfants et contre des innocents ».
Dans son discours, Kroizer défendait les services de sécurité israéliens suite à un incident survenu au mois de mars – au cours duquel des agents de la police des frontières avaient abattu un couple palestinien et leurs deux jeunes enfants dans leur voiture, dans le village de Tammun, en Cisjordanie.
Les agents avaient affirmé que la voiture fonçait dans leur direction. Une enquête a été ouverte, même si les forces de sécurité impliquées dans l’incident n’ont pas encore été interrogées.
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