Un militant d’extrême droite avec un passé criminel travaillerait pour Ben Gvir
Condamné pour menaces et pour agression de Palestiniens, Osher Gabbay a accompagné le ministre sur des scènes d'explosion et en prison, dans des quartiers de haute de sécurité, en l'absence de toute habilitation
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Un militant d’extrême droite précédemment condamné pour violences et menaces envers les Palestiniens a récemment été aperçu aux côtés du ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir.
Cela fait plusieurs mois qu’Osher Gabbay, 28 ans et originaire de Jérusalem, travaille comme assistant de Ben Gvir, a annoncé Haaretz ce jeudi en précisant qu’il avait eu accès à des informations sensibles en-dehors de toute habilitation de sécurité.
Selon le journal, Gabbay a notamment accompagné le ministre ultra-nationaliste sur les lieux de l’impact d’un missile iranien à Beer Sheva, où la police du district sud a fait un point de sécurité. Il s’est également rendu dans les quartiers de haute-sécurité des prisons d’Ofer et Gilboa.
En 2017, Gabbay avait été condamné pour l’agression d’un Palestinien en représailles à un attentat terroriste à Jérusalem. Au sujet de cet incident (lien en hébreu), il avait confié à l’édition locale de Bat Yam de Ynet qu’il « était devenu fou » et qu’il s’en était pris au hasard à des Arabes qui se trouvaient dans la rue.
« J’ai vu des Arabes et je leur ai crié ‘terroristes’… J’ai donné un coup de pied à l’un d’eux jusqu’à ce qu’il tombe et je l’ai frappé avec une barre de fer… J’ai fait ça à cause de toutes ces scènes terribles que j’avais vues dans la rue », avait-il témoigné à l’époque.
Après avoir frappé sa victime, il avait avisé des femmes arabes circulant à bord d’une voiture. « Elles avaient un pendentif en forme de Palestine. J’ai ramassé une pierre et je m’en suis servi pour casser les vitres de leur voiture », avait-il ajouté.
Le tribunal de Jérusalem l’avait reconnu coupable et condamné à quatre mois de travaux d’intérêt général.
S’il dit dans l’article s’être amendé depuis les faits qui lui ont valu cette condamnation, Gabbay avait toutefois continué à participer à des affrontements dans la ville. En 2020, il avait été arrêté pour des jets de pierres sur des policiers, sans être finalement inculpé. Trois ans plus tard, il avait été mis en examen par le tribunal de première instance de Jérusalem pour avoir menacé un Palestinien originaire de Jérusalem-Est. Il avait plaidé coupable, il avait été reconnu coupable et il avait été condamné à trois mois de prison.
Il avait également participé à des affrontements dans le quartier de Sheikh Jarrah, au cours desquels il avait été arrêté pour agression, après avoir arraché de force un drapeau palestinien à un manifestant.
Gabbay a également été photographié un mégaphone à la main lors d’une manifestation d’extrême droite à la base militaire de Beit Lid. En compagnie d’autres personnes, il protestait contre une plainte – désormais abandonnée – qui avait été déposée contre des réservistes, qui étaient accusés de mauvais traitements sur un détenu gazaoui, ce qui avait donné lieu à une enquête. Cette manifestation avait donné lieu à des effractions de la part de certains manifestants.
Haaretz affirme dans son article que depuis le début de la guerre contre l’Iran, Gabbay a fait passer des informations sur les tirs de missiles iraniens dans les groupes WhatsApp auxquels il contribue, y compris des détails sur le nombre estimé de missiles tirés lors d’une des salves et sur les points d’impact.
En réponse aux questions du journal, Gabbay s’est défaussé, disant être un simple collaborateur du parti Otzma Yehudit de Ben Gvir, sans aucun accès à des informations classifiées ou liées aux questions de sécurité.
Avant d’entrer en politique, Ben Gvir a lui-même été un militant d’extrême droite et a lui aussi été condamné à plusieurs reprises, notamment pour incitation au racisme et soutien à une organisation terroriste, ainsi que pour troubles à l’ordre public et obstruction au travail de la police.
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