Pakistan : Le ministre de la Défense supprime un post qualifiant le « cancer » Israël de « malédiction pour l’Humanité »
Israël avait dénoncé Islamabad suite à la publication de son ministre de la Défense, mettant en doute les capacités de médiation du pays dans les négociations entre Washington et Téhéran
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Les dirigeants israéliens ont dénoncé, dans la nuit de mercredi à jeudi, le gouvernement pakistanais après que le ministre de la Défense de ce pays a qualifié Israël de « cancer ».
Le Pakistan joue le rôle de médiateur dans les négociations de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran.
Dans un message qui a été publié sur X, Khawaja Asif a écrit : « Israël est le mal et une malédiction pour l’Humanité », et il a affirmé que « alors que des pourparlers de paix sont en cours à Islamabad, un génocide est en train d’être commis au Liban ».
Israël combat le Hezbollah au Liban depuis le 2 mars – date à laquelle ce groupe terroriste soutenu par l’Iran a commencé à attaquer l’État juif en procédant à des tirs de roquettes et de drones en signe de soutien à la république islamique.
« Des citoyens innocents sont tués par Israël, d’abord à Gaza, puis en Iran et maintenant au Liban ; le carnage se poursuit sans relâche », a poursuivi Asif dans sa publication.
« J’espère et je prie pour que ceux qui ont créé cet État, ce cancer, sur la terre palestinienne afin de se débarrasser des Juifs européens [sic] brûlent en enfer », a-t-il continué.
En réponse à Asif, le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a expliqué que « cet appel à l’anéantissement d’Israël est scandaleux. Ce ne sont pas des propos qui peuvent être tolérés de la part d’un gouvernement, et encore moins de la part d’un gouvernement qui prétend être un arbitre neutre en faveur de la paix ».
Pakistani Defense Minister Khawaja Asif:
Israel is evil and a curse for humanity, while peace talks are underway in Islamabad, genocide is being committed in Lebanon.
Innocent citizens are being killed by Israel, first Gaza, then Iran and now Lebanon, bloodletting continues… pic.twitter.com/mpKbLN3yRI
— Clash Report (@clashreport) April 9, 2026
Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a condamné des « calomnies antisémites flagrantes » de la part d’un gouvernement qui prétend « servir de médiateur pour la paix », tout en faisant écho au bureau du Premier ministre en déclarant que « qualifier l’État juif de ‘cancer’ revient, en fait, à appeler à son anéantissement ».
« Israël se défendra contre les terroristes qui jurent de le détruire », a dit Saar.
L’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, a également dénoncé ce message, écrivant sur son propre compte : « Les ayatollahs scandaient ‘Mort à Israël’ — et voilà qu’un soi-disant ‘médiateur’ reprend le même discours. Vous n’êtes pas un médiateur, Asif, vous êtes le problème. Même si cela vous déplaît, Israël est là et restera là. Ce n’est pas négociable ».
Asif a par la suite supprimé le message, sans présenter d’excuses et sans donner d’explications.
Le Pakistan est parvenu à négocier un cessez-le-feu, mardi, entre les États-Unis et l’Iran en élaborant une proposition de compromis de dernière minute, ont confié jeudi au Times of Israel deux responsables proches des négociations.
Les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran doivent débuter samedi à Islamabad, avec le vice-président américain JD Vance à la tête de la délégation américaine, aux côtés de Steve Witkoff et de Jared Kushner.
Le Wall Street Journal a rapporté vendredi matin que la délégation iranienne avait atterri au Pakistan et qu’elle était dirigée par le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et par le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.
Selon le Journal, les médias semi-officiels iraniens ont rapporté que le régime avait démenti la venue de hauts-responsables à Islamabad.
Le gouvernement israélien, qui ne sera pas représenté au Pakistan, a dit soutenir l’accord et il a suspendu ses propres actions militaires dans le cadre de la campagne qu’il avait lancée conjointement avec les États-Unis le 28 février.
L’opération militaire avait pour objectifs déclarés d’affaiblir les capacités militaires du régime iranien, d’éloigner les menaces posées par l’Iran — notamment ses programmes nucléaires et de missiles balistiques — et de « créer les conditions » qui permettraient au peuple iranien de renverser le régime.
Netanyahu a cherché à réfuter l’idée selon laquelle il aurait été pris au dépourvu par le cessez-le-feu, tout en vantant les mérites de la campagne menée jusqu’à présent et en soulignant qu’Israël était prêt à reprendre les opérations de combat à tout moment.
Toutefois, les dirigeants de l’opposition l’ont accusé d’avoir laissé Israël être écarté du processus décisionnel, le chef de l’opposition Yair Lapid qualifiant le cessez-le-feu de « désastre diplomatique » et l’ancien Premier ministre Naftali Bennett affirmant que « les dirigeants nous ont vendu des illusions ».
Trois sondages distincts publiés jeudi ont montré qu’une faible majorité d’Israéliens s’opposait au cessez-le-feu. Moins d’un tiers y est favorable.
la Communauté du Times of Israël !







