Un monument en hommage à Bernard Lazare, premier des Dreyfusards, reconstruit à Nîmes
Convaincu de l'innocence du capitaine, le journaliste anarchiste, suivi par des "intellectuels" comme Charles Péguy, André Gide ou Marcel Proust, s'est battu pour la révision du procès
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Démoli en 1942 sous le régime collaborationniste de Vichy, ce monument de six mètres de haut a été reconstruit à l’identique en hommage à Bernard Lazare, journaliste et écrivain, qui fut le premier à prendre la défense du capitaine Dreyfus. Il a été inauguré dimanche à Nîmes, ville natale de l’homme de lettres.
Ce monument, sur lequel apparaît le buste de Lazare au-dessus d’une figure allégorique féminine tenant un flambeau symbolisant la vérité, a été réinstallé dans les jardins de la Fontaine, à Nîmes, la ville natale du journaliste, à l’occasion du 160ᵉ anniversaire de sa naissance.
« C’était un devoir de mémoire républicain de réparer l’injustice faite à Bernard Lazare, le premier journaliste à avoir défendu le capitaine Dreyfus », a expliqué à l’AFP David Storper, président du collectif Histoire et Mémoire.
Le monument, d’abord caché sous un grand drapeau tricolore, a ensuite été dévoilé en présence, entre autres, de Pierre-Olivier Perl, l’arrière-petit-fils d’Alfred Dreyfus.
Inauguré en 1908 dans ces mêmes jardins, il avait été l’une des premières œuvres publiques en France à honorer une figure dreyfusarde. Il avait fait l’objet de nombreuses attaques antisémites et royalistes, et avait été vandalisé à plusieurs reprises avant d’être démoli en 1942 sous le régime collaborationniste de Vichy.
Bernard Lazare avait été l’un des journalistes parmi les plus ardents défenseurs du capitaine.
Lorsque Zola écrit sa lettre, Dreyfus, l’un des rares officiers juifs de l’armée française, a été condamné à la prison à vie pour « espionnage » et croupit depuis trois ans à l’île du Diable.
Convaincu de l’innocence du capitaine, le journaliste anarchiste Bernard Lazare, suivi bientôt par des « intellectuels » comme Charles Péguy, André Gide ou Marcel Proust, se bat pour la révision du procès, tout comme Zola.
Début novembre, le Parlement avait entériné une loi élevant Alfred Dreyfus au rang de général de brigade à titre posthume.
Cette loi, saluée par les descendants du « capitaine Dreyfus », vient s’ajouter à l’instauration d’une journée nationale de commémoration pour reconnaître son innocence, le 12 juillet, annoncée cet été par Emmanuel Macron.
la Communauté du Times of Israël !








