Un responsable israélien dit que la reprise des frappes contre l’Iran n’est « qu’une question de temps » – média
Selon une source citée par un média saoudien, Téhéran sécuriserait ses sites nucléaires en prévision d'une possible attaque
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Selon les déclarations faites par un responsable israélien, des propos qui ont été rapportés jeudi par la chaîne d’information saoudienne Al-Hadath, une nouvelle série de frappes contre l’Iran ne serait « qu’une question de temps » ; Téhéran s’activerait en effet à relancer et à renforcer son programme nucléaire en prévision d’une éventuelle attaque.
Cette source anonyme a indiqué qu’Israël avait récemment détecté une intensification des efforts déployés pour déplacer et fortifier certaines parties du programme nucléaire iranien au mont Kolang – ou montagne de la Pioche – près du site nucléaire de Natanz.
Au début du mois, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a fait savoir que l’agence avait observé des travaux de construction sur le site du mont Kolang, que les services de renseignement occidentaux ont identifié comme étant susceptible d’être utilisé pour stocker des matières nucléaires.
Israël pourrait à nouveau frapper les installations nucléaires iraniennes si Téhéran franchissait ses « lignes rouges » , soit en collaboration avec les États-Unis, soit de manière indépendante, a ajouté ce responsable, qui a précisé que Jérusalem était prêt à reprendre les combats contre l’Iran « à tout moment ».
La source a indiqué que la coordination avec Washington restait « solide et continue ». Elle a néanmoins fait part de ses doutes quant à la possibilité que la médiation en cours puisse déboucher sur un accord entre les États-Unis et l’Iran.
Les États-Unis et l’Iran ont tenu mardi des pourparlers indirects en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York – les premières négociations de ce type depuis la mi-juin. Le président américain Donald Trump a annoncé par la suite que ces discussions s’étaient « très bien déroulées ».
Israël, qui a lancé fin février une campagne militaire contre l’Iran menée conjointement avec les États-Unis, mais qui s’est largement abstenu de nouvelles frappes depuis avril, n’a été représenté à aucune de ces négociations.
Selon la chaîne Al-Hadath, ce responsable a également averti que la pression économique croissante et les divisions internes en Iran pourraient conduire Téhéran à riposter militairement dans toute la région, notamment contre Israël. Il a ajouté que « la seule véritable garantie, pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, est de renverser son régime actuel, d’une manière ou d’une autre ».
L’un des objectifs déclarés de la guerre israélo-américaine était de créer les conditions propices à la chute du régime iranien. Mais ce scénario ne s’est finalement pas concrétisé.
Par ailleurs, les États-Unis ont étendu leurs sanctions secondaires contre l’Iran le mois dernier. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a qualifié ces mesures de « D-Day économique » visant à couper « toutes les lignes de vie économiques » qui soutiennent la République islamique.
Les compagnies aériennes iraniennes sont quant à elles confrontées à des restrictions croissantes en matière de vols internationaux.
Iranian UAE, un média en langue persane opérant aux Émirats arabes unis, a rapporté jeudi que les transporteurs iraniens avaient été informés mercredi soir qu’ils ne seraient plus autorisés à desservir le pays jusqu’à nouvel ordre.
Cette interdiction fait suite à la décision prise par Washington dans la journée de mercredi de sanctionner toutes les compagnies aériennes iraniennes. Les autorités américaines ont également averti que, à compter du 23 septembre, les entreprises qui leur fourniront des services aériens seront passibles de sanctions secondaires.
La Géorgie, l’Azerbaïdjan et Oman ont dès lors suspendu les vols iraniens. Un agent de voyage à Téhéran a déclaré à l’AFP que les vols à destination de Bagdad, Mascate et du Qatar avaient également été interrompus.
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