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Une étudiante juive a dû quitter la Sorbonne à cause de l’antisémitisme – Muriel Ouaknine-Melki

L’étudiante avait témoigné sur CNews en septembre afin de dénoncer l’antisémitisme au sein de l'université

Illustration : Une banderole "Sionistes hors de nos facs" à la Sorbonne, à Paris, le 4 avril 2024. (Crédit : UEJF/X.com)
Illustration : Une banderole "Sionistes hors de nos facs" à la Sorbonne, à Paris, le 4 avril 2024. (Crédit : UEJF/X.com)

Le 17 septembre dernier, une étudiante juive témoignait anonymement sur la chaîne CNews afin de dénoncer l’antisémitisme au sein de l’université de la Sorbonne, à Paris.

« Alors que deux étudiantes juives rentraient dans le groupe [de discussion WhatsApp], elles ont été directement retirées par une des participantes. La justification qu’elle a apportée ensuite aux autres du groupe, c’est de dire que ‘ce sont des gens qui ont des noms à connotation juive et d’ailleurs dans leur profil, elles font partie de l’association juive, donc elles sont sionistes, et on n’en veut pas' », expliquait-t-elle.

Le 11 décembre, dans l’émission « Morandini Live », sur CNews également, l’avocate Muriel Ouaknine-Melki, qui connait l’étudiante qui a témoigné anonymement, a donné de ses nouvelles.

« Aujourd’hui, elle a changé de faculté. On a été obligés de la faire changer de faculté parce que c’était impossible pour elle de retourner à la Sorbonne et de poursuivre ses cours sereinement », a confié l’avocate, présidente de l’Organisation juive européenne (OJE).

« Juste parce qu’elle est Juive ? », lui a alors demandé Jean-Marc Morandini. « Juste parce qu’elle est Juive, pour rien d’autre ! 2025, la France. Ça, c’est le cas de cette jeune fille qui a eu le courage de venir dire les choses et de nous appeler. Toutes les semaines, on reçoit des signalements d’étudiants », a poursuivi l’avocate.

« Maintenant, on reçoit aussi des signalements de certains universitaires qui enseignent et qui ont des noms, des patronymes juifs et qui sont victimes de, par leurs collègues, d’être ostracisés, d’être pointés, d’être harcelés également. Et ça, ça s’est répandu depuis le 7 octobre 2023. C’est un fléau, c’est une plaie », a-t-elle témoigné.

La France connaît, surtout depuis le 7 octobre 2023, les attaques en Israël et le début de la guerre à Gaza, une hausse marquée des actes antisémites. De nombreux cas d’antisémitisme ont ainsi été rapportés au sein de milieu universitaire française.

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