Une frappe israélienne dans le sud du Liban aurait fait un mort et cinq blessés
Les autorités libanaises affirment que le drone visait un véhicule dans le district de Nabatiyeh ; l'armée a affirmé que la cible était une "figure importante dans l'avancement des attaques terroristes sur le territoire israélien"
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Une frappe aérienne israélienne sur le sud du Liban a fait un mort vendredi, selon le ministère libanais de la Santé. Il s’agit de la dernière attaque en date malgré le cessez-le-feu qui a été conclu entre Israël et le Hezbollah, soutenu par l’Iran.
Dans un communiqué, le ministère de la Santé a déclaré qu’un drone de l’ennemi israélien avait frappé une voiture près d’al-Numairiya, dans le district de Nabatiyeh, tuant une personne et en blessant cinq autres.
L’armée israélienne et le Shin Bet ont ensuite expliqué que l’attaque avait tué un important terroriste qui avait été impliqué dans la préparation de frappes à l’encontre d’Israël, ajoutant qu’il s’appelait Muhammad Shoaib.
Les militaires ont dit que Shoaib était une « personnalité importante dans l’avancement des attaques terroristes sur le territoire israélien ».
« Dans le cadre de ses activités, il faisait passer des armes en contrebande sur le territoire israélien, afin de mener des attaques terroristes en Israël et d’établir une infrastructure terroriste au Liban », a expliqué Tsahal.
Shoaib était également une « figure importante du parcours du trafic emprunté par les armes depuis l’Iran » vers le Liban, la Syrie et la Cisjordanie, selon le communiqué.
L’armée israélienne a déclaré que son assassinat « sapait les capacités d’armement des diverses organisations terroristes » qui mènent des opérations au Liban, en Syrie et en Cisjordanie.
Depuis la signature d’un cessez-le-feu avec le Liban à la fin du mois de novembre, Israël a continué à mener des frappes ciblées sur les agents et les infrastructures du Hezbollah, affirmant que le groupe terroriste violait l’accord de trêve.
Selon Tsahal, plus de 180 agents du Hezbollah ont été tués au cours de cette période.
Jeudi, les militaires ont déclaré avoir tué le commandant des forces d’artillerie du Hezbollah au Sud-Liban, sur la côte.
Muhammad Jamal Murad, le commandant du Hezbollah, a perdu la vie dans la région de Mansouri, au sud de Tyr.
Tsahal a expliqué que Murad était responsable de nombreuses attaques à la roquette survenues pendant la guerre et que, ces derniers mois, il était impliqué dans les efforts visant à restaurer les capacités d’artillerie du Hezbollah dans le secteur qui longe la côte.
« Les activités de Murad représentaient une menace pour l’État d’Israël et constituaient une violation flagrante des accords entre Israël et le Liban », a ajouté l’armée israélienne.
Les militaires ont également noté avoir frappé un complexe militaire du Hezbollah dans la région de Yohmor, au sud du Liban, dans la nuit de jeudi à vendredi.
« Le quartier général menait des opérations sous l’apparence d’une structure civile, l’organisation terroriste du Hezbollah exploitant la population civile pour faire avancer les activités terroristes contre l’État d’Israël », a déclaré l’armée dans un communiqué, ajoutant que cela « constituait une violation flagrante des accords entre Israël et le Liban ».
Les soldats ont indiqué qu’ils avaient pris des mesures avec pour objectif d’atténuer les dommages causés aux civils lors de la frappe.
L’accord de cessez-le-feu a mis fin à plus d’un an de combats avec le Hezbollah, soutenu par l’Iran, dont deux mois de guerre ouverte dans le sud du Liban, à la fin de l’année dernière.
Le Hezbollah avait commencé à attaquer, sans provocation initiale de la part de l’État juif, des avant-postes militaires et des communautés du nord d’Israël le 8 octobre 2023, en signe de soutien au Hamas, un autre groupe terroriste soutenu par l’Iran, à Gaza, qui avait commis un pogrom dans le sud d’Israël, la veille seulement.
Selon les termes du cessez-le-feu, le Hezbollah devait retirer ses hommes armés au nord du fleuve Litani et démanteler toutes les infrastructures militaires installées dans le sud du Liban. Israël devait, pour sa part, quitter le Liban, tout en conservant le droit de frapper les menaces à sa sécurité.
Depuis lors, l’État libanais s’emploie méthodiquement à démanteler les infrastructures du groupe terroriste dans le sud du pays. Il aurait saisi la majorité des stocks d’armes du groupe terroriste dans cette même région.
Vendredi, le président libanais Joseph Aoun a déclaré qu’il était ouvert à la mise en place de relations pacifiques avec Israël, mais que la normalisation des liens ne faisait « pas partie actuellement de la politique étrangère libanaise ».
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