Une manifestation anti-Israël et pro-palestinienne rassemble des milliers de personnes à Copenhague
Lors de cette manifestion à laquelle ont participé Amnesty, Oxfam, Greenpeace et Greta Thunberg, on a pu voir des pancartes disant « Révolution de l'Intifada » et « Sionazi »
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Plus de 10 000 personnes ont participé à une manifestation anti-Israël et pro-palestinienne à Copenhague, dimanche, pour demander la fin de la guerre à Gaza, l’arrêt des ventes d’armes à Israël et la reconnaissance par les autorités danoises de l’État de Palestine.
Une centaine d’organisations, dont les ONG de défense des droits de l’homme Oxfam, Greenpeace et Amnesty, ont participé à cette manifestation aux côtés de syndicats, partis politiques, collectifs d’artistes et militants, à commencer par Greta Thunberg, expulsée il y a peu d’Israël après avoir tenté de briser le blocus naval de Gaza à bord d’un bateau transportant de l’aide humanitaire.
La police n’a pas fourni d’estimation du nombre de manifestants.
C’est sous un ciel ensoleillé, devant le parlement danois, que les manifestants – souvent venus en famille avec de jeunes enfants – ont agité drapeaux et banderoles scandant « Stop aux ventes d’armes », « Libérez la Palestine » ou encore « Le Danemark dit non au génocide ».
Une grande banderole appelait à la « Révolution de l’Intifada », allusion à deux soulèvements violents meurtriers contre Israël. Un autre portait une caricature du Premier ministre Benjamin Netanyahu en Adolf Hitler, en train de faire un salut nazi, ainsi légendée « Nazioniste ».
« Ceux qui sont au pouvoir ne font rien pour arrêter le génocide, ce qui rend d’autant plus important le fait de descendre dans la rue pour manifester et montrer à tous les dirigeants que nous ne sommes pas d’accord », a déclaré à l’AFP Michelle Appelros, une manifestante âgée de 43 ans.
Israël rejette catégoriquement toute accusation de génocide à Gaza, assurant faire tout son possible pour épargner les victimes civiles alors même que le Hamas se mêle sciemment aux populations non combattantes.
Allié traditionnel d’Israël, le Danemark a annoncé son intention d’utiliser sa présidence de l’Union européenne, en ce moment-même, pour convaincre le gouvernement israélien de mettre un point final à la guerre à Gaza qui, selon les mots de la Première ministre, Mette Frederiksen, lors d’une récente interview, est allée « trop loin ».
Elle a également déclaré que Netanyahu était désormais un « problème », comparant Israël à la Russie, sanctionnée suite à l’invasion de l’Ukraine.
Lors de cette même interview, Frederiksen avait ajouté vouloir utiliser « les pressions politiques, les sanctions, que ce soit contre les colons, les ministres ou même Israël dans son ensemble », en parlant des sanctions commerciales ou autres.
« En première analyse, nous n’excluons rien. Tout comme avec la Russie, nous voulons des sanctions qui aient le maximum d’effet possible », a ajouté Frederiksen.
Toutefois, le Danemark a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de reconnaître prochainement un État palestinien, alors que plusieurs pays occidentaux ont annoncé ou évoqué leur intention de reconnaître l’État de Palestine en septembre, aux Nations unies.
Le jour de cette manifestation, d’autres rassemblements anti-Israël et pro-palestiniens ont eu lieu en Australie, un autre pays en froid sur le plan diplomatique avec le gouvernement de Netanyahu.
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