Une nouvelle attaque contre l’Iran serait « un nouvel échec » – Téhéran
"Si la diplomatie échoue, je crains un nouvel usage de la force" contre les sites nucléaires iraniens, a déclaré, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique
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Le ministre iranien des Affaires étrangères a averti, jeudi, que toute nouvelle attaque contre son pays constituerait « un nouvel échec », après que le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a évoqué un « nouveau recours à la force » en cas d’impasse des efforts diplomatiques avec Téhéran.
La République islamique a suspendu en juillet toute coopération avec l’AIEA après une guerre de 12 jours en juin déclenchée par des bombardements israéliens sans précédent contre notamment les installations nucléaires en Iran.
Les Etats-Unis ont également mené des frappes contre certaines installations en Iran durant cette guerre. En représailles, l’Iran a lancé des missiles et des drones contre Israël qui ont causé de gros dégâts.
Mercredi, Rafael Grossi, directeur de l’AIEA, l’organisme onusien chargé de la supervision du nucléaire, a mis en garde contre un possible recours à la force contre Téhéran en cas d’échec des efforts diplomatiques.
« Si la diplomatie échoue, je crains un nouvel usage de la force » contre les sites nucléaires iraniens, a-t-il déclaré, dans un entretien publié mercredi dans le journal suisse Le Temps.
« L’Iran aurait suffisamment de combustible pour une dizaine de bombes atomiques. Mais nous n’avons pas la preuve que Téhéran cherchait à se doter de l’arme nucléaire », a ajouté M. Grossi.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réagi à ces déclarations dans une courte vidéo diffusée sur sa page Telegram.
« J’ignore s’il a exprimé ces propos par inquiétude ou par menace, mais ceux qui profèrent de telles menaces doivent savoir que répéter une expérience échouée ne fera qu’engendrer un nouvel échec », a-t-il indiqué.
Selon l’AIEA, l’Iran est le seul pays non doté de l’arme nucléaire à enrichir l’uranium à un niveau élevé (60%), proche du seuil technique des 90 % nécessaire à la fabrication de la bombe atomique.
Téhéran estime que l’AIEA a une part de responsabilité dans le déclenchement de l’attaque israélienne surprise car elle a été lancée au lendemain du vote d’une résolution critique sur le programme nucléaire iranien au siège de l’agence à Vienne.
L’Iran reproche également à l’AIEA de ne pas avoir condamné les frappes contre ses installations nucléaires durant le conflit en juin.
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