Washington sanctionne une banque cubaine pour ses liens avec l’Iran
Une banque irakienne, ainsi que des entreprises iraniennes du secteur pétrolier et des bureaux de change, ont également fait l'objet de mesures punitives
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Les États-Unis ont annoncé jeudi des sanctions économiques à l’encontre de la Banque internationale de commerce de Cuba (BICSA) en raison de ses relations avec la banque iranienne Karafarin Bank, sanctionnée depuis 2020.
Washington accuse la banque détenue par l’État cubain d’entretenir des liens avec Karafarin Bank depuis au moins 2022, selon un communiqué du département d’État.
« Depuis trop longtemps, Cuba la communiste a pu servir de base avancée à des acteurs malveillants et à des groupes terroristes — notamment la République islamique d’Iran, principal État soutenant le terrorisme dans le monde — dans le but d’attaquer les États-Unis », a-t-on ajouté de même source.
Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a qualifié sur X d' »agressive » cette décision visant « une banque absolument légitime dont les transactions, à Cuba et dans le reste du monde, sont elles aussi absolument légitimes ».
« Cela démontre la volonté criminelle de punir collectivement au maximum le peuple de Cuba » et de « fermer toute soupape » pour l’économie cubaine, a ajouté le ministre.
Le département du Trésor a, quant à lui, indiqué que cette mesure s’inscrivait dans le cadre de la campagne de sanctions visant à tarir les ressources de l’Iran depuis le déclenchement de la guerre.
Outre la banque cubaine, une banque irakienne, ainsi que des entreprises iraniennes du secteur pétrolier et des bureaux de change, ont également été sanctionnés.
Cela signifie le gel des avoirs éventuels de ces entités aux États-Unis, ainsi que l’interdiction pour elles d’accéder au système financier américain.
Les États-Unis imposent depuis janvier un blocus pétrolier à l’île communiste qui a aggravé la crise économique et énergétique qui secoue le pays de 9,4 millions d’habitants.
Cela s’est accompagné d’une pression accrue sur La Havane par le biais de sanctions visant des entreprises d’État et les dirigeants cubains.
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