Yair Golan accuse Netanyahu de vouloir perturber le scrutin du 27 octobre
Le chef du parti HaDemocratim met en garde contre les manœuvres du Premier ministre et affirme que ce dernier pourrait refuser de reconnaître les résultats de l'élection
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Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.

Le président du parti HaDemocratim, Yair Golan, a accusé lundi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de projeter de perturber les élections israéliennes du 27 octobre prochain, disant que le chef du gouvernement pourrait refuser d’en accepter les résultats.
Lors d’une conférence organisée par le journal Yedioth Ahronoth, Golan s’est inscrit en faux contre le pessimisme suscité par le récent recul de son parti dans les sondages. Une récente enquête crédite le parti HaDemocratim de huit sièges.
« Nous devons mettre fin à ce pessimisme », a-t-il affirmé. « Nous allons gagner. »
Il a indiqué que les formations de son bloc dépassaient confortablement le minimum électoral, alors que celles du bloc de Netanyahu présentaient un risque plus élevé de ne pas l’atteindre.
Netanyahu « ne peut pas former de gouvernement », a soutenu Golan, estimant que les chances de voir un gouvernement émerger de son propre bloc étaient « nettement plus élevées » que du côté de Netanyahu.
Selon la plupart des sondages, ni le bloc de Netanyahu ni celui des quatre partis d’opposition menés par des figures juives n’est sur le point d’obtenir une majorité à la Knesset, qui compte 120 sièges, lors du scrutin du 27 octobre.
Golan a par ailleurs défendu la possibilité de s’associer avec des partis arabes au sein d’une coalition, affirmant que l’idée selon laquelle une telle coopération serait impossible après le pogrom du Hamas du 7-Octobre 2023 lui était « totalement inacceptable ».
« Quiconque accepte le principe selon lequel Israël est le foyer du peuple juif ainsi qu’un État libre et démocratique est un partenaire potentiel », a-t-il déclaré. D’autres partis du bloc d’opposition sont opposés à une telle éventualité.
Interrogé sur la possibilité que des parlementaires de son bloc rejoignent un gouvernement dirigé par Netanyahu, Golan a répondu : « Pas avec moi. »
Il a invité les autres dirigeants de l’opposition à faire signer à leurs candidats l’engagement de ne pas siéger avec Netanyahu, le ministre des Finances Bezalel Smotrich, celui de la Sécurité intérieure Itamar Ben Gvir ou les « réfractaires au service militaire » — une allusion aux partis ultra-orthodoxes.
« Israël ne s’en relèvera pas si nous laissons cet homme qui incite à la haine, qui ment et est corrompu continuer à le tirer vers le bas », a-t-il affirmé au sujet du Premier ministre, au lendemain des déclarations d’un autre candidat de l’opposition, l’ex-Premier ministre et président du parti Beyahad, Naftali Bennett, lequel a suggéré que Netanyahu pourrait faire partie d’un futur gouvernement, avant de soutenir qu’il s’agissait d’une plaisanterie.
Golan a également mis en garde contre le risque que Netanyahu tente de perturber les élections à venir.
« Il ne fait aucun doute qu’il [Netanyahu] va tenter de perturber le processus démocratique avant l’élection et le jour du scrutin », a-t-il ajouté.
« Ce qui s’est passé aux États-Unis le 6 janvier 2021 pourrait très bien se produire ici aussi », en référence à l’assaut du Capitole américain par des partisans du président Donald Trump après sa défaite électorale face à Joe Biden.
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