Zamir met en garde contre un « risque d’escalade » sur tous les fronts et fustige les violences des résidents d’implantation
Le chef de l'armée appelle à la vigilance pendant cette "période sensible", entre récolte des olives en Cisjordanie et campagne électorale
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Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a mis en garde mercredi contre une possible escalade en matière de sécurité « sur tous les fronts » à l’approche des élections législatives du 27 octobre, tout en appelant à « éradiquer, par tous les moyens dont dispose l’État d’Israël », les actes de violence commis par les résidents d’implantation à l’encontre des Palestiniens.
Ces déclarations ont été faites alors que Zamir se rendait au quartier général du Commandement du Centre en compagnie de son chef, le général de division Avi Bluth.
« Compte tenu des nombreuses alertes sur tous les fronts et du caractère sensible de cette période, le risque d’escalade s’est accru », a déclaré Zamir, soulignant que la 98ᵉ division a été déployée en Cisjordanie afin de renforcer la présence de Tsahal dans cette région.
« Au cours de cette période sensible, nous devons maintenir la vigilance et l’état de préparation sur tous les fronts, préserver notre liberté d’action et neutraliser rapidement les menaces », a-t-il poursuivi.
« Nous traquons et combattons le terrorisme partout. Tsahal est à un niveau élevé de préparation pour passer à des opérations offensives de grande envergure contre toute partie qui tenterait de nuire aux civils israéliens. »
Zamir a précisé que cette « période sensible » comprend la récolte des olives en cours, qui est souvent marquée par une recrudescence de la violence des résidents d’implantation à l’encontre des agriculteurs palestiniens.
« Tsahal continuera d’agir pour permettre la récolte tout en maintenant l’ordre public et la sécurité de l’ensemble des populations de la région », a-t-il affirmé.
« Nuire à des personnes innocentes et commettre des actes de violence à leur encontre ne reflète ni l’esprit israélien ni l’esprit juif. [De tels actes] doivent être condamnés et éradiqués à l’aide de tous les moyens dont dispose l’État d’Israël. »
Zamir n’a pas précisé quels pourraient être les autres points sensibles, ses propos intervenant alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu mettait en garde contre la possibilité que l’Iran tente de perturber le scrutin national en attaquant directement Israël ou par l’intermédiaire des groupes terroristes du Hamas dans la bande de Gaza ou du Hezbollah au Liban.
Lors d’une interview télévisée mercredi, Netanyahu a réaffirmé que le renversement du régime iranien était essentiel pour Israël, tout en ajoutant qu’il ne s’attendait pas à ce que celui-ci tombe avant les prochaines élections et en déclarant que le président américain Donald Trump « comprenait la menace » que représente ce régime.
Plus tôt dans la journée, Netanyahu avait déclaré qu’il ne serait pas « opportun » d’attaquer l’Iran avant les élections prévues plus tard ce mois-ci, au lendemain d’un reportage télévisé selon lequel il aurait fait pression sur Trump pour qu’il reprenne les hostilités contre la République islamique avant cette date.
Interrogé par la chaîne publique Kan sur la possibilité que le régime tombe avant que les Israéliens ne se rendent aux urnes, Netanyahu a répondu : « Non, je ne pense pas que ce soit réaliste. »
« Ce régime doit disparaître », a-t-il insisté, avertissant que les dirigeants iraniens continueraient de chercher à détruire Israël tant qu’ils resteraient au pouvoir.
« C’est eux ou nous. Je veillerai à ce que ce soit eux et non nous – à ce que ce soient eux qui tombent. »
Netanyahu a également souligné ses relations étroites avec Trump, affirmant qu’il s’entretenait avec lui « tout le temps ».
« Je ne partage généralement pas [ce qui se dit lors de conversations privées], mais je peux vous dire qu’il comprend parfaitement la menace que représente ce régime », a déclaré Netanyahu.
Le Premier ministre a réitéré un argument qu’il avait déjà avancé par le passé, à savoir que sa relation avec Trump serait cruciale au cours des deux années restantes du mandat du président américain, se demandant si son rival politique Gadi Eisenkot serait capable de travailler aussi efficacement avec lui.
Alors que Netanyahu vantait ses liens avec le président américain, Trump est resté évasif lorsqu’on lui a récemment demandé s’il apporterait son soutien dans cette course très serrée. Mardi, il a affirmé que la question n’était pas une priorité lorsqu’on lui a demandé pourquoi il ne l’avait pas encore fait.
« Nous n’y avons même pas pensé. Je ferai peut-être quelque chose », a déclaré Trump.
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