Zineb El Rhazoui visée par un signalement de Retailleau pour « apologie du terrorisme »
L'ancienne journaliste de Charlie Hebdo avait comparé Israël à un "État terroriste", "un Daech qui a réussi", refusant de condamner l'attaque sanglante du Hamas le 7 octobre 2023
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Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a annoncé mardi avoir saisi la procureure de Paris pour des faits « d’apologie du terrorisme » visant l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui.
« J’ai transmis ce jour à la procureure de la République de Paris (Laure Beccuau) le signalement pour le délit d’apologie du terrorisme concernant les propos de Zineb El Rhazoui tenus lors d’un entretien avec le journal Nouvelle Aube publié le 4 octobre », a-t-il indiqué sur son compte X, anciennement Twitter.
Interrogé par Nouvelle Aube, déclinaison française du quotidien turc conservateur Yeni Şafak, Zineb El Rhazoui avait comparé Israël à un « État terroriste », « un Daech qui a réussi », refusant de condamner l’attaque sanglante du Hamas le 7 octobre 2023, en Israël.
« Il n’y a pas de civils en Israël puisque tout le monde fait le service militaire, puisque tout le monde est un colon », a-t-elle dit dans cet entretien, avant d’assurer que le Hamas était un « mouvement de résistance » dans « un camp de concentration qui s’appelle Gaza ».
Le 7 octobre 2023, quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut des communautés du sud d’Israël, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.
Le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, affirme que plus de 41 000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats jusqu’à présent. Ce bilan, qui ne peut être vérifié et qui ne fait pas la distinction entre terroristes et civils, inclut les quelque 17 000 terroristes qu’Israël affirme avoir tués au combat et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.
Israël affirme s’efforcer de minimiser les pertes civiles et souligne que le Hamas utilise les Gazaouis comme boucliers humains, en menant ses combats depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
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