BUENOS AIRES – Le grand-rabbin d’Argentine a organisé un office pour prier pour le retour d’un sous-marin disparu avec son équipage de 44 personnes.

Le pays est sous tension depuis une semaine, depuis que la disparition du sous-marin ARA San Juan a été signalée, dans l’océan Atlantique.

Mardi, le grand-rabbin d’Argentine Gabriel Davidovich a organisé des prières spéciales au centre communautaire de l’AMIA à Buenos Aires. Il a été rejoint par des membres du grand-rabbinat, et les membres des conseils d’administration de l’AMIA et du CUJA (Jewish Argentine United Campaign).

Le centre AMIA a publié sur Twitter une prière implorant Dieu de faire preuve de « miséricorde pour nos frères perdus en mer, qui sont dans l’affliction et en captivité, et qu’il le fasse passer de la souffrance au soulagement, de l’obscurité à la lumière, et qu’il les conduise maintenant, rapidement, vers la lumière et la liberté. »

Depuis la province de Cordoue, située dans le centre du pays, le rabbin de l’Union israélite du Centre de Cordoue, Marcelo Polakoff, a écrit un chant d’espoir en soutien à l’équipage, intitulé « Looking to See the Sun », et l’a diffusé sur YouTube.

Les gouvernements du Brésil, du Canada, du Chili, de Colombie, de France, d’Allemagne, de Norvège, du Pérou et du Royaume-Uni ont envoyé des navires, des avions et des sous-marins pour fournir un soutien logistique et permettre l’échange d’informations durant les fouilles.

L’OTAN a également envoyé des navires et des équipements maritimes de la compagnie pétrolière Petrobras, du Brésil voisin. « C’est une initiative de sauvetage international sans précédent », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Jorge Fourie, aux médias locaux mercredi.

La marine argentine a perdu contact avec le sous-marin ARA San Juan le 15 novembre dernier, peu après que le capitaine a signalé une défaillance du système électrique. On suppose qu’il reste assez d’oxygène à bord pour survivre une semaine après cette dernière transmission.

« Les 7 jours d’oxygène ne sont pas une définition arrêtée. Cela dépend des circonstances » à bord de l’appareil, a expliqué Enrique Balbi, porte-parole de la marine argentine mardi. Il a tout de même admis qu’il s’agissait de « moments critiques ».

Les fouilles ont commencé le 16 novembre, après le dernier échange. Le navire était en mission pour lutter contre la pêche illégale au large de la Patagonie, dans le sud du pays.