2 ans après le 7 octobre, la plus jeune ex-otage du Hamas fait sa rentrée scolaire
Avigail Idan avait 3 ans lorsque ses parents ont été assassinés et qu'elle a été enlevée à Gaza ; sa tante et son oncle disent faire de leur mieux pour lui offrir une vie normale
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REUTERS – Le monde la connaît comme étant la petite fille à la double nationalité israélienne et américaine qui a perdu ses parents lors du pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023 et qui a été enlevée à Gaza par le groupe terroriste. Deux ans plus tard, avec un nouveau sac à dos rose, Avigail Idan fait sa première rentrée des classes.
« Elle était tellement excitée », raconte sa tante et mère adoptive, Leron Mor, en décrivant comment Avigail a rempli puis vidé son sac à dos à plusieurs reprises la veille de son entrée en première année. « Elle rayonnait de joie », poursuit Leron, la voix brisée par l’émotion.
Pour la famille d’Avigail, chaque moment de joie reste empreint de douleur.
« Chaque fois qu’il y a un événement important, c’est doux-amer », dit Leron. « Nous sommes heureux pour eux, mais nous savons à quel point leur mère et leur père leur manquent, et à quel point ils auraient dû être là. »
Avigail avait trois ans lorsque les terroristes du Hamas ont ravagé son kibboutz, Kfar Aza. Ses parents faisaient partie des plus de 1 200 personnes assassinées ce jour-là. Avigail a été kidnappée et emmenée à Gaza, puis libérée près de deux mois plus tard lors d’une brève trêve.
Elle et ses deux frères et sœurs ont ensuite été recueillis par leur tante et leur oncle, Leron et Zoli Mor, et leurs trois enfants, qui vivaient eux aussi dans le kibboutz.
« La première année a été consacrée à la survie, tout était encore très récent et douloureux, mais cette année a marqué un pas en avant », a déclaré Leron, la sœur de Smadar, la mère d’Avigail.
Les Mor tiennent à protéger la vie privée d’Avigail. Ils refusent que son visage apparaisse sur des photos ou des vidéos et ne souhaitent pas divulguer l’emplacement de leur nouvelle maison, située dans le centre d’Israël.
L’une des dernières images publiées d’Avigail la montre dans les bras de Joe Biden, alors président des États-Unis, lors d’une visite à la Maison Blanche en avril 2024.
« Dans la vie de tous les jours, c’est une enfant comme les autres, et c’est ce que nous lui répétons sans cesse », dit Leron. « Elle aime danser, faire des activités artistiques, jouer avec ses frères et sœurs. C’est une enfant très heureuse. »
Malgré ses six ans à peine, explique Zoli, Avigail sait poser des limites lorsqu’elle évoque ses souvenirs douloureux.
« C’est une fille très intelligente et très forte », déclare Zoli. « Si elle ne se sent pas à l’aise avec quelqu’un qui lui pose des questions, elle dit simplement : “Arrêtez, je ne veux pas en parler.” »
Le jour de l’attaque, les terroristes du Hamas ont pénétré dans la pièce sécurisée où Avigail et sa famille se cachaient. Ils ont tiré sur Smadar et l’ont tuée. Les enfants et leur père, Roee, ont réussi à s’enfuir, mais Roee a été assassiné alors qu’il tenait Avigail dans ses bras.
Les frères et sœurs d’Avigail, Michael et Amalia, ont couru jusqu’à la maison et se sont cachés pendant des heures dans un placard, tandis qu’Avigail, livrée à elle-même, a échappé aux terroristes du Hamas lourdement armés. Elle s’est réfugiée chez une amie, mais a été capturée avec la mère et les deux enfants de celle-ci.
Ce n’est qu’une semaine plus tard qu’on a su ce qu’il était advenu d’elle. Elle a fêté ses quatre ans en captivité et a été libérée à la fin novembre 2023 dans le cadre d’un bref accord de trêve.
« Quand elle sera plus grande et qu’elle décidera de donner des interviews, ce sera son choix. Mais pour l’instant, elle n’a même pas encore six ans et il faut la laisser vivre son enfance », déclare Leron.
« D’une certaine manière, nous sommes toujours au matin du 7 octobre. Mais nous essayons de faire de notre mieux pour aller de l’avant, regarder vers l’avenir et avoir une vie – une vie heureuse », conclut-elle.
la Communauté du Times of Israël !







