6 semaines après sa libération, l’ex-otage Yosef-Haïm Ohana rentre chez lui
L'ex-captif, qui a été chaleureusement accueilli par des jeunes en liesse et des tambours, dit avoir rêvé de sa maison lors des deux années passées aux mains des terroristes
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

L’ancien otage Yosef-Haïm Ohana a officiellement quitté le centre de rééducation de Kfar Hamaccabiah, à Ramat Gan, dimanche, pour rentrer chez lui, à Kiryat Malachi.
Ohana avait été enlevé par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 sur le site du festival Nova et faisait partie des vingt derniers otages encore en vie relâchés le 13 octobre, soit il y a six semaines.
Selon les médias israéliens et les photos prises au moment de son départ, il a quitté Kfar Hamaccabiah le sourire aux lèvres, entouré de ses proches et de ses bienfaiteurs.
Des lycéens et des membres du mouvement scout local l’ont accompagné à sa sortie de l’hôtel.
En partant, il a applaudi et a formé un cœur avec ses mains.
« Je suis tellement heureux à l’idée de rentrer chez moi, après deux années à en rêver. C’est fou », a-t-il dit avant de lancer à la foule : « Je tiens à vous remercier. Vous êtes formidables. »
תיעוד: מאות מקבלים את פניו של יוסף חיים אוחנה שחזר לביתו בקריית מלאכי@ShaniRami pic.twitter.com/RulINI2Wx1
— גלצ (@GLZRadio) November 30, 2025
« Je ne sais pas comment réagir. Je savais que je ne pourrais pas m’y préparer, que ce serait la folie. »
Se tournant vers la foule, il a lancé : « Mais regardez, regardez-moi ces champions. Et je suis toujours là. »
Depuis sa libération, Ohana a évoqué les épreuves endurées durant sa captivité, des passages à tabac aux moments où il a échappé de justesse à la mort, de la main de ses geôliers.
Il a déclaré dans une interview accordée à la chaîne N12 qu’il avait convaincu ses geôliers de ne pas le tuer en « utilisant leur logique », à savoir qu’il était une « importante monnaie d’échange » pour le groupe terroriste.
Il a raconté avoir dit à l’un de ses geôliers qui s’apprêtait à le tuer : « Quoi, tu vas te venger de moi pour satisfaire ton peuple, alors qu’il y a tous ces prisonniers qui veulent revoir leur famille et qui croupissent en prison, attendant d’être libérés en échange de quelqu’un comme moi ? Si je meurs, moins de prisonniers seront libérés. »
Il a confié que le retour à la vie d’homme libre impliquait une période d’adaptation.
« Ma convalescence n’est pas totalement terminée, elle se poursuit », a-t-il déclaré à la chaîne N12 plusieurs semaines après sa libération.
« Quand on t’a tout pris, jusqu’à la faculté de penser de façon logique et claire, on ne redevient pas un homme libre en un jour. Je dois réapprendre à être libre, je dois réapprendre à prendre des décisions. »
Ohana a quitté Kfar Hamaccabiah à plusieurs reprises au cours de ses six dernières semaines, notamment pour se rendre à Washington avec d’autres anciens otages afin de rencontrer le président américain Donald Trump.
Certains anciens otages sont toujours à l’hôtel de Ramat Gan, tout en poursuivant leur traitement dans les hôpitaux voisins.
Selon le site d’actualités Ynet, il aurait déclaré au moment de son départ : « Cela a été dur pour tout le monde de me voir ainsi ; l’amour que j’ai reçu en dit long. »
À son arrivée à Kiryat Malachi, sous les hourras et dans de chaleureuses accolades, il a récité la prière du Shema, en signe de gratitude, tandis que ses soutiens scandaient : « Am Yisrael Chaï [Le peuple d’Israël vit]. »
« C’est merveilleux », a-t-il dit, toujours selon le média.
« La première chose que je vais faire en rentrant, c’est de pleurer… Vous êtes tous des anges. »
La plupart des otages ont été relâchés lors des deux précédents cessez-le-feu ou ramenés de Gaza par les soldats israéliens.
Conformément aux dispositions du cessez-le-feu négocié par les États-Unis et entré en vigueur le mois dernier, les derniers otages, morts et vivants, devaient tous être relâchés. Tous les otages vivants détenus par le Hamas sont revenus, mais deux des otages morts continuent de manquer à l’appel.
Près de deux mois après l’entrée en vigueur de l’accord imposant leur retour, les efforts se poursuivent pour localiser les corps de ces deux otages morts : le sergent-chef Ran Gvili, tué alors qu’il repoussait l’invasion du groupe terroriste palestinien du Hamas au kibboutz Alumim, et Sudthisak Rinthalak, un ressortissant thaïlandais tué au kibboutz Beeri, où il travaillait dans l’agriculture.
la Communauté du Times of Israël !







