Après le drame à Jérusalem, Porush présente un texte pour la gratuité des crèches
2 bébés sont morts et plus de 50 enfants ont été blessés dans une crèche surpeuplée et illégale ; la proposition du député Yahadout HaTorah sera examinée dimanche par la commission des Lois
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À la suite de la tragédie survenue lundi dans une crèche surpeuplée et illégale de Jérusalem, au cours de laquelle deux bébés sont morts et des dizaines d’autres blessés, le député Meïr Porush (Yahadout HaTorah) a annoncé qu’il avait déposé un projet de loi obligeant le gouvernement à fournir une « éducation gratuite pour les enfants en bas âge » à tous.
L’un des arrière-petits-enfants de Porush se trouvait parmi les enfants évacués de la crèche lundi matin.
Selon un communiqué publié par la sous-faction, Shlomei Emunim, d’Agudat Israel, l’une des deux factions composant le grand parti ultra-orthodoxe Yahadout HaTorah, « ce projet de loi révolutionnaire élargira la loi sur l’enseignement obligatoire et offrira une éducation gratuite et supervisée à tous les enfants israéliens à partir de l’âge de trois mois ».
« L’objectif de ce projet de loi est de garantir à tous les tout-petits et enfants d’Israël une éducation appropriée et de qualité, quelle que soit la situation financière de leur famille », poursuit le communiqué, précisant qu’il s’appliquera aux enfants de 3 mois et plus, et que « l’État d’Israël assumera l’entière responsabilité du financement, du fonctionnement et de la supervision des structures d’éducation de la petite enfance ».
Ces structures devront « répondre à des normes pédagogiques, sanitaires et de sécurité, et seront placées sous la supervision du ministère de l’Éducation et d’autres ministères », a indiqué Shlomei Emunim, ajoutant que le projet de loi serait examiné dimanche prochain par la commission des Lois.
Porush avait déclaré plus tôt ce mois-ci que refuser les subventions pour les garderies aux familles des réfractaires à la conscription entraînerait la « famine » parmi les Haredim et suggéré que cela pourrait violer un traité des Nations unies sur les droits de l’homme.
L’éducation des enfants âgés de moins trois ans est un vieux débat en Israël, qui suscite beaucoup de tensions au vu des coûts exorbitants des structures privées, qu’il s’agisse d’un jardin d’enfants privé ou légèrement subventionné. Une crèche privée pour un bébé de six mois peut coûter au minimum 4 300 shekels par mois et il faut fournir les couches et le lait maternel.
la Communauté du Times of Israël !







