« Attaque imminente » du Hamas contre des civils à Gaza : Les terroristes rejettent l’avertissement de Washington
Le département d'État signale que si cette attaque était menée à bien, "des mesures seront prises pour protéger la population de Gaza et préserver l'intégrité du cessez-le-feu"
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Les terroristes palestiniens du Hamas ont rejeté les allégations contenues dans un rare avertissement publié samedi soir par le département d’État américain, qui accusait le groupe terroriste palestinien d’avoir l’intention de nuire aux habitants de Gaza, ce qui constituerait une violation de l’accord de cessez-le-feu.
Dans sa déclaration, le Hamas a affirmé dimanche que « les forces de police de Gaza, avec l’aide considérable des habitants, remplissent leur devoir national en poursuivant les milices et en les tenant responsables conformément à des lois claires, afin de protéger les habitants et les biens ».
Le communiqué assure que la réalité sur le terrain est contraire aux affirmations américaines : « Ce sont les autorités d’occupation [Israël] qui ont créé, armé et financé les milices criminelles qui ont commis des meurtres et des enlèvements et volé des camions d’aide humanitaire ».
En juin, Netanyahu avait indiqué qu’Israël travaillait avec les milices locales de Gaza et les armait pour contrer le Hamas.
Le groupe terroriste a ajouté que les accusations des États-Unis « sont conformes à la propagande israélienne qui sert de couverture à la poursuite des crimes de l’occupation ».
Cette déclaration survient après plus d’une semaine d’exécutions publiques perpétrées par des terroristes du Hamas contre des dizaines de membres de clans rivaux et d’autres Palestiniens accusés de collaborer avec Israël.
Le département d’État américain avait publié samedi une rare déclaration pour un week-end, indiquant avoir informé les autres pays médiateurs, le Qatar, la Turquie et l’Égypte, de « signalements crédibles indiquant une violation imminente du cessez-le-feu par le Hamas à l’encontre de la population de Gaza ».
« Cette attaque planifiée contre des civils palestiniens constituerait une violation directe et grave de l’accord de cessez-le-feu et compromettrait les progrès significatifs réalisés grâce aux efforts de médiation », a déclaré le département d’État.
Aucun détail n’a été communiqué concernant la nature de l’attaque du Hamas.
« Les pays garants exigent que le Hamas respecte ses obligations en vertu des termes du cessez-le-feu », indique le communiqué.
Or on ignore comment les attaques du Hamas menée contre des civils palestiniens pourraient violer le cessez-le-feu, l’accord visant clairement à empêcher les attaques entre Israël et le Hamas. Les éléments de l’accord communiqués à la presse ne mentionnent pas explicitement une éventuelle répression du Hamas contre les civils de Gaza.
Néanmoins, le communiqué du département d’État avertit toutefois que « si le Hamas procède à cette attaque, des mesures seront prises pour protéger la population de Gaza et préserver l’intégrité du cessez-le-feu ».
Mercredi, un haut conseiller du président américain Donald Trump a déclaré aux journalistes que les États-Unis et Israël s’efforçaient de mettre en place des zones de sécurité à l’intérieur des zones contrôlées par l’armée israélienne dans la bande de Gaza, afin que les Palestiniens cherchant à échapper aux représailles du Hamas puissent s’y réfugier. Israël n’a pas encore confirmé publiquement cette initiative.
« Les États-Unis et les autres garants restent déterminés à garantir la sécurité des civils, à maintenir le calme sur le terrain et à promouvoir la paix et la prospérité pour la population de Gaza et de toute la région », ajoute le communiqué du département d’État.
Cette déclaration illustre le durcissement récent de la position américaine concernant la répression menée par le Hamas dans toute la bande de Gaza, qui a débuté dès l’entrée en vigueur du cessez-le-feu au début du mois.
Trump a déclaré mardi qu’il avait donné au Hamas « l’autorisation pendant un certain temps » de procéder à ces assassinats, affirmant que le groupe terroriste visait des « gangs très dangereux ».
Mercredi, le commandant des forces américaines au Moyen-Orient a toutefois appelé le Hamas à cesser immédiatement ses attaques contre « les civils palestiniens innocents » et à commencer « sans délai » à désarmer.
Quelques heures plus tard, Trump a déclaré lors d’un entretien téléphonique avec CNN qu’il était en train de « mener des enquêtes plus approfondies à ce sujet… Il pourrait s’agir de gangs et de bien plus encore. »
« Si le Hamas continue à tuer des gens à Gaza, ce qui n’était pas prévu dans l’accord, nous n’aurons d’autre choix que d’intervenir et de les tuer », a-t-il écrit jeudi.
En utilisant le « nous » pour évoquer l’entité qui mettrait à exécution sa menace contre le Hamas, il avait auparavant précisé qu’il faisait référence à Israël pour ce type de représailles, et que les troupes américaines ne seraient pas nécessaires à Gaza. Le président américain a réaffirmé cette position jeudi.
« Quelqu’un ira à Gaza », a-t-il répondu à la question d’un journaliste, mais « ce ne sera pas nous ».
« Nous n’aurons pas à entrer » dans l’enclave, a poursuivi Trump.
« Il y a des gens tout près qui vont s’en occuper, ils vont régler le problème très facilement, mais sous notre égide. »
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