Dans une interview accordée à Fox News, le vice-président américain, JD Vance, a déclaré que l’Iran avait fait savoir aux États-Unis qu’il n’avait « aucune intention » d’imposer des droits de passage dans le détroit d’Ormuz.
Cette déclaration de Vance survient alors que, selon certaines informations, l’Iran aurait formulé plusieurs nouvelles exigences. Le Conseil de sécurité nationale a en effet déclaré que le détroit ne serait pas rouvert tant que les États-Unis n’auraient pas « corrigé leur comportement », insistant sur le fait que les États-Unis ne devaient plus jamais menacer l’Iran, qu’ils devaient mettre fin définitivement à la guerre contre la République islamique d’Iran et ses proxys régionaux, notamment les groupes terroristes chiite libanais du Hezbollah, palestinien du Hamas et yéménite des Houthis, et qu’ils devaient lever le blocus naval des ports iraniens et retirer leurs forces militaires de la région. Il exige également une indemnisation intégrale de l’Iran pour tous les dommages subis lors des guerres de 2025 et 2026, la levée de toutes les sanctions contre l’Iran et la libération inconditionnelle de tous les avoirs iraniens gelés.
Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, a déclaré plus tôt dans la journée que les États-Unis seraient « contraints d’accepter les conditions de l’Iran » concernant cette voie navigable, faisant vraisemblablement référence à l’insistance de l’Iran sur le paiement de droits de passage par les navires, ce à quoi les États-Unis s’opposent.
Plus tôt dans la journée, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que l’Iran et Oman étaient « très proches » de parvenir à un accord sur une nouvelle route maritime traversant ce détroit stratégique. Il a ajouté que cet accord serait assorti de conditions, notamment une indemnisation pour ce que Téhéran qualifie de violations du protocole d’accord d’Islamabad par les États-Unis. Ce protocole, conclu en juin, visait à définir les modalités des pourparlers de paix.
Cependant, selon Vance, l’Iran a fait savoir aux États-Unis qu’il cherchait à conclure un accord et qu’il ne percevrait pas de droits de passage dans le détroit.
« Certaines personnes au sein du système iranien » ont évoqué la possibilité de faire payer le passage dans cette voie navigable, a-t-il déclaré, ajoutant que « les Iraniens nous ont dit qu’ils n’avaient pas l’intention de percevoir de droits de passage dans le détroit d’Ormuz ».
Il a ajouté que les États-Unis s’attendent à ce que « les volumes de pétrole et de gaz sortant du Golfe soient les mêmes qu’avant le conflit ».
Il a par ailleurs déclaré que l’Iran « souffre énormément » et fait tout son possible pour parvenir à un accord mettant fin à la guerre, ajoutant : « Je pense que nous avons fait quelques progrès ces derniers jours. »
Un diplomate de l’un des pays médiateurs a déclaré au Times of Israel que Vance avait raison d’affirmer qu’un accord temporaire visant à rouvrir le détroit d’Ormuz empêcherait l’une ou l’autre des parties de percevoir des droits de passage.