Bologne interdit une manifestation anti-Israël prévue ce 7 octobre, Starmer condamne celles de Londres
Par ailleurs, Stand for Palestine Australia a décidé de tenir un événement baptisé "gloire à nos martyrs" à Sydney
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Les autorités de la ville de Bologne, dans le nord de l’Italie, ont décidé d’interdire une manifestation anti-Israël prévue ce mardi. Elle ont invoqué le risque de troubles, après plusieurs jours de protestations et d’affrontements avec la police dans tout le pays, a rapporté un représentant local du ministre italien de l’Intérieur.
Le groupe Giovani Palestinesi (Jeunesse palestinienne) Italia avait prévu des manifestations pro-palestiniennes dans les villes de Bologne et de Turin, des rassemblements organisés pour marquer le deuxième anniversaire de l’attaque menée par des milliers de terroristes du Hamas dans le sud d’Israël, au cours de laquelle plus de 1 200 personnes avaient perdu la vie et 251 autres avaient été prises en otages, déclenchant l’actuelle guerre à Gaza.
« La manifestation sera strictement interdite », a déclaré aux journalistes Enrico Ricci, préfet local de Bologne. Les autorités locales craignent en effet d’éventuels affrontements, après les violences qui ont secoué Rome ce week-end.
Sur Instagram, Giovani Palestinesi a confirmé qu’il tenterait tout de même d’organiser un rassemblement, malgré l’interdiction.
L’ambassadeur d’Israël en Italie, Jonathan Peled, s’était insurgé contre les initiatives « qui cherchent à glorifier le massacre du 7 octobre et avait réussi, en collaboration avec les autorités italiennes, à faire annuler l’événement », a indiqué le ministère des Affaires étrangères sur le réseau social X.
Des centaines de milliers de personnes ont défilé samedi, dans le centre de Rome, pour la quatrième journée consécutive de manifestations en Italie depuis l’interception, par Israël, des navires de la flottille Global Sumud, qui cherchait à briser le blocus maritime imposé depuis des années par l’État juif sur la bande de Gaza.
À Milan, la communauté juive a choisi de commémorer discrètement l’anniversaire de l’attaque du Hamas.
« Nous nous retrouverons entre nous, sur une place de la ville, avec la protection des forces de l’ordre. Pour des raisons de maintien de l’ordre public, la police nous a interdit de divulguer le lieu de notre réunion », a fait savoir Davide Romano, directeur du Musée de la Brigade juive, des propos cités par le quotidien La Repubblica.
Par ailleurs, l’État le plus peuplé d’Australie a fustigé le projet d’un groupe pro-palestinien et anti-Israël, qui prévoyait d’organiser une manifestation à Sydney à l’occasion du deuxième anniversaire du pogrom du 7 octobre 2023.
Le groupe Stand for Palestine Australia a décidé de tenir un événement baptisé « gloire à nos martyrs » dans la banlieue de Bankstown, à Sydney, s’attirant les foudres de Chris Minns, le Premier ministre de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, auquel appartient la ville.
« Un timing épouvantable, avec un manque de sensibilité choquant », s’est indigné Minns, interrogé par la station de radio 2GB.
« Nous comprenons parfaitement les inquiétudes concernant les civils palestiniens innocents à Gaza, mais choisir de tenir un tel événement (…) le 7, donne l’impression que les organisateurs glorifient les actions de ces terroristes du Hamas, sans mentionner la situation de ceux qui vivent à Gaza. »
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a pour sa part condamné l’organisation prévue mardi de manifestations étudiantes pro-palestiniennes.
« Ce n’est pas ce que notre pays représente. Ce n’est pas britannique d’avoir si peu de respect pour les autres », écrit le dirigeant travailliste dans le Times, alors que ces manifestations sont prévues à Londres et dans plusieurs villes du Royaume-Uni.
Quelques jours après l’attentat contre une synagogue à Manchester qui a fait deux morts, Keir Starmer a souligné que les manifestations propalestiniennes organisées régulièrement au Royaume-Uni étaient utilisées par certains comme « une excuse ignoble pour attaquer les Juifs britanniques à propos de quelque chose dont ils ne sont aucunement responsables ».
Le gouvernement britannique a annoncé dimanche que la police aurait davantage de pouvoir pour imposer des restrictions à certaines manifestations, mentionnant en particulier des rassemblements propalestiniens qui suscitent « des craintes importantes » au sein de la communauté juive.
Après l’attaque de la synagogue de Manchester le 2 octobre, le gouvernement avait déjà appelé à reporter des manifestations propalestiniennes, redoutant qu’elles n' »attisent les tensions ».
Mais un millier de manifestants se sont rassemblés samedi à Londres en soutien à l’organisation proscrite Palestine Action, classée « terroriste » par le gouvernement. Parmi eux, David Cannon, membre du Jewish Network for Palestine, a déclaré que « cette manifestation n’a rien à voir avec ce qui est arrivé à Manchester ». « Je suis juif et je soutiens les Palestiniens », a-t-il dit à l’AFP.
Dans un communiqué publié mardi à l’occasion des deux ans du 7-Octobre, Keir Starmer s’est inquiété de la montée de l’antisémitisme au Royaume-Uni.
« Depuis ce jour terrible, tant de personnes ont vécu un véritable cauchemar », a-t-il dit.
Jeudi dernier, le jour de la fête juive de Yom Kippour, un Britannique d’origine syrienne a foncé avec sa voiture sur des fidèles se rendant à la synagogue de Heaton Park à Manchester avant de les attaquer avec un couteau. Deux hommes juifs ont été tués, dont l’un a été touché par un tir de la police qui essayait de neutraliser l’assaillant.
« Ce pays restera toujours uni et debout face à ceux qui sèment le mal et la haine contre les communautés juives », a assuré Keir Starmer.
Dimanche, environ 3 000 personnes se sont rassemblées dans le centre de Londres pour une commémoration du 7-octobre, brandissant des drapeaux israéliens et britanniques et des affiches d’otages.
la Communauté du Times of Israël !







