Commémoration de l’attentat Ozar HaTorah de 2012 : un élu LFI hué à Toulouse
"Dehors, LFI !", "Antijuif !", "Vous n'avez rien à faire ici, honte à vous, le parti de l'islamisme !", a-t-on entendu lors de la cérémonie
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Jeudi, lors d’une cérémonie d’hommage aux victimes des attentats de mars 2012, le candidat du parti d’extrême-gauche La France insoumise (LFI) et d’union de la gauche à la mairie de Toulouse, François Piquemal, a été hué, selon des sources concordantes.
« Dehors, LFI ! », « Antijuif ! », « Vous n’avez rien à faire ici, honte à vous, le parti de l’islamisme ! », peut-on entendre sur plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux de cette cérémonie qui marquait le 14ᵉ anniversaire des attentats de Toulouse.
On y voit Piquemal, qui assure combattre l’antisémitisme, être hué et sifflé alors qu’il participe à la cérémonie aux côtés du maire sortant, Jean-Luc Moudenc, de nombreux représentants de l’État et de ses collègues députés insoumis, Hadrien Clouet et Anne Stambach-Terrenoir.
Mohamed Merah a tué sept personnes : le militaire Imad Ibn-Ziaten, 30 ans, le 11 mars 2012 à Toulouse puis, le 15, deux parachutistes de Montauban, Abel Chennouf, 25 ans, et Mohamed Legouad, 23 ans, avant d’assassiner le 19 à l’école Ozar HaTorah de Toulouse Jonathan Sandler, 30 ans, ses fils Arié et Gabriel, cinq et trois ans, et Myriam Monsonégo, huit ans.
« François Piquemal est arrivé pour s’aligner sur le rang protocolaire, car il avait l’intention de déposer une gerbe. Et à ce moment-là, j’ai vu qu’il y avait une réaction avec des injures, des cris, des huées, etc. », a décrit Franck Touboul, président du CRIF Toulouse, présent lors de l’hommage, à l’AFP.
Voir cette publication sur Instagram
« LFI, sa stratégie, c’est la fracturation. Et il appartiendra à François Piquemal, s’il est élu maire, de rassembler les Toulousains », a ajouté jeudi Touboul.
Pour son attachée de presse, Inès Djelida, « ce qui a surtout été reproché à François, c’est son combat pour Gaza ».
« C’est la première fois que ça se passe comme ça. Il a reçu des menaces de mort, des menaces homophobes et des menaces de viol. Ce qui s’est passé est très grave », a-t-elle ajouté.
Se sachant attendu au tournant après les polémiques déclenchées par le chef de son parti, Jean-Luc Mélenchon, Piquemal a tenu mercredi lors d’un débat télévisé organisé par la Dépêche du Midi à évoquer le terrible anniversaire du 19 mars et répéter son « intransigeance » face à « l’antisémitisme, toutes les discriminations et les mécanismes de la haine ».
Lors du débat télévisé qui a suivi sur France 3 Occitanie, l’ancien professeur d’histoire a brandi le prix qu’il a reçu en 2016 pour son enseignement de la Shoah, alors que son rival aux municipales, Jean-Luc Moudenc, lui demandait de « se distancier » des propos de Mélenchon « à la veille de cette journée funeste ».
« Que ce soit M. Mélenchon ou moi-même, nous avons toujours été clairs sur notre combat contre l’antisémitisme », a-t-il assuré, ajoutant qu’il avait toujours « œuvré auprès de ses élèves pour que les mécanismes de la haine soient toujours repoussés ».
« M. Mélenchon s’est expliqué sur ses propos », a-t-il souligné à l’AFP, « il a dit qu’il s’excusait si ses propos avaient blessé des personnes ».
« J’ai conscience que la violence à l’égard des personnes juives est profondément ancrée dans nos sociétés […] C’est pour cette raison et avec gravité que je prends part à la lutte contre l’antisémitisme », a-t-il encore indiqué dans une tribune envoyée à la presse.
la Communauté du Times of Israël !







