Des proches d’activistes de Palestine Action en grève de la faim en appellent au gouvernement Starmer
Les familles des huit membres de ce groupe classé terroriste au Royaume-Uni incarcérés dans l'attente de leur procès, affirment que certains risquent de mourir ; le Premier ministre se tient informé
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Des proches d’activistes du groupe terroriste Palestine Action en grève de la faim en prison depuis plusieurs semaines au Royaume-Uni, ont averti jeudi que certains d’entre eux risquaient de mourir et ont exigé une rencontre d’urgence avec le gouvernement britannique.
Il s’agirait, selon eux, de la plus importante grève de la faim coordonnée de détenus en Grande-Bretagne depuis des décennies.
Huit activistes, âgés de 20 à 31 ans et incarcérés en attendant leur procès pour avoir mené des actions au nom de Palestine Action, un groupe classé terroriste au Royaume-Uni depuis le mois de juillet, ont entamé cette grève de la faim.
Cette interdiction place ce groupe anti-Israël au même niveau que le groupe terroriste sunnite État islamique (EI) ou Al-Qaïda et dont l’adhésion est désormais considérée comme un crime passible d’une peine maximale de quatorze ans de prison.
Selon les chiffres officiels, sur les 1 886 arrestations liées au terrorisme effectuées au Royaume-Uni au cours de l’année allant jusqu’au mois de septembre 2025, 1 630 étaient liées au soutien à Palestine Action.
Ces activistes en grève de la faim ont passé plus d’un an en détention provisoire et réclament notamment leur libération immédiate sous caution, la levée de l’interdiction de Palestine Action et la possibilité de communiquer sans censure. Leurs partisans estiment qu’ils ne devraient pas être maintenus en détention sans procès.
Deux d’entre eux ont cessé de s’alimenter début novembre, soit il y a 47 jours, et six autres les ont rejoints dans les semaines qui ont suivi.
Deux activistes ont actuellement interrompu leur grève de la faim et un autre, diabétique, s’alimente un jour sur deux.
« Au-delà de 35 jours, chaque jour est considéré comme un stade critique et sévère de famine », a déclaré Ella Moulsdale, proche de l’une des activistes incarcérées, Qesser Zuhrah, lors d’une conférence de presse à Londres.
Selon Moulsdale, Zuhrah, 20 ans, aurait perdu 13 % de son poids en l’espace de sept semaines et a dû être hospitalisée à deux reprises.
« À ce rythme, les grévistes de la faim sont en train de mourir », a averti James Smith, médecin urgentiste travaillant pour le service public de santé britannique (NHS).
Le gouvernement travailliste a classé le groupe Palestine Action comme organisation terroriste en juillet, après une intrusion et des actes de vandalisme sur une base de l’armée de l’air britannique.
Certains des grévistes de la faim, qui dénoncent la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza et militent en faveur des droits des Palestiniens, ont été inculpés pour cette action.
Selon leurs proches, il s’agirait de la plus grande grève de la faim coordonnée depuis celle des détenus de l’IRA en Irlande du Nord en 1981, qui avait coûté la vie à dix personnes, dont le militant Bobby Sands.
« L’État les a laissés mourir, et c’est ce qu’il fait à nouveau », a affirmé Rahma Hoxha, sœur de Teuta Hoxha, en grève de la faim depuis 40 jours.
Selon leurs proches, ils pourraient toutefois accepter de mettre fin à leur action s’ils obtenaient un rendez-vous avec le ministre de la Justice, David Lammy.
Son ministère n’a pas encore répondu à la sollicitation de l’AFP.
Le porte-parole du Premier ministre, Keir Starmer, a déclaré à la presse que le gouvernement continuait de surveiller l’état de santé des grévistes de la faim.
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