Droits de douane US, marchés saturés, fermeture de Gaza : le SOS des producteurs de dattes israéliens
Avec une année exceptionnelle prévue pour les dattes Barhi, très prisées à Rosh Hashanah, les producteurs s'attendent à une baisse des prix et demandent aux Israéliens d'acheter
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Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.
Dimanche, les producteurs de dattes israéliens ont appelé les consommateurs à remplir leurs caddies de dattes Barhi fraîches et dorées à l’approche du Nouvel An juif, qui débute le 22 septembre, afin d’aider les entreprises à ne pas sombrer face aux droits de douane américains, à l’inondation des marchés européens et à la fermeture de Gaza, habituellement deuxième plus gros client de l’industrie.
Des informations faisant état de problèmes similaires mais concernant les mangues avaient émergé le mois dernier.
Gal Twig, responsable des dattes au sein du Plant Production and Marketing Board, a indiqué que la plupart des dattes israéliennes étaient généralement vendues en Europe et aux États-Unis. Mais cette année, les droits de douane américains, fixés à 15 % pour les produits israéliens, ont non seulement rendu les exportations vers ce pays coûteuses, mais ont également détourné les concurrents de tout le Moyen-Orient vers l’Europe, inondant ainsi le marché européen.
Gaza, actuellement fermée en raison de la guerre en cours contre le Hamas, représente traditionnellement le deuxième plus grand marché pour les dattes israéliennes, a ajouté Twig. Des fruits peu exportés vers les pays du Golfe, dans lesquels d’autres producteurs, notamment l’Égypte et l’Iran, sont actifs, a-t-il poursuivi. Les producteurs israéliens tentent donc désormais de s’implanter davantage en Asie.
Cette année, la récolte de dattes Bahri devrait s’avérer exceptionnelle et atteindre 58 000 tonnes, en hausse de 15 % par rapport à l’an dernier.
Selon le Plant Board, l’industrie israélienne de la datte, qui pèse 1,2 milliard de shekels, fait travailler quelque 600 producteurs qui cultivent entre 6 000 et 7 000 hectares, principalement dans le sud de l’Arava et dans la vallée du Jourdain. Le secteur profite directement et indirectement à des dizaines de milliers de familles. Les coûts de production sont relativement élevés, un palmier dattier ne produisant des fruits qu’après cinq à sept ans d’élevage.
Sur la valeur de la récolte, environ 900 millions de shekels sont destinés à l’exportation. Le reste est écoulé sur le marché local, en l’absence de toute concurrence étrangère.
La durée de conservation de la datte Barhi est de 30 à 50 jours après la récolte.
Twig a fait savoir qu’il s’attendait à une baisse du prix local des dattes – même si les tarifs dépendent pour une part importante des grandes chaînes de distribution.
Il a ajouté ne pas avoir connaissance d’un boycott anti-Israël ayant eu un impact sur les ventes à l’étranger.
Les dattes sont très présentes sur les tables du Nouvel An juif, à la fois symboles de douceur et de fin des conflits, de la malveillance et des événements négatifs. Le mot hébreu pour datte, tamar, partage la même racine linguistique que tam, qui signifie « fin ».
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