Genève : 1 500 manifestants pro-palestiniens marquent les 3 ans du 7-Octobre comme le début d’un « génocide » à Gaza
À l'appel du collectif Urgence Palestine, les manifestants ont réclamé un embargo militaire, la rupture des liens avec Jérusalem et l'exécution des mandats d'arrêt de la CPI contre Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant
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Selon la RTS et Keystone-ATS, environ 1 500 personnes ont manifesté, scandant entre autres slogans « la Suisse complice », ce samedi 3 octobre à Genève, à l’appel du collectif Urgence Palestine. Le rassemblement entendait marquer le troisième anniversaire de l’attaque sanglante qui avait été commise par le Hamas le 7 octobre 2023 – qui n’est rien d’autre que le début d’un « génocide » à Gaza pour ces manifestants.
Les participants ont notamment dénoncé un « nettoyage ethnique », « le recours à la famine comme arme de guerre » et les nombreuses victimes dans la bande de Gaza. Ils ont aussi pointé les violences des résidents d’implantations en Cisjordanie.
Récemment, six élus suisses du PS, du Centre et du PLR ont déposé une motion pour sanctionner « les colons israéliens violents » en Cisjordanie – alimentant les désaccords sur ce que la neutralité impose à la Suisse.
Les manifestants demandent notamment au Conseil fédéral de cesser toute collaboration militaire avec l’armée israélienne et d’imposer un embargo militaire. Cet été, le patron d’Armasuisse (l’Office fédéral de l’armement), Urs Loher, s’est rendu en « voyage de service » en Israël pour s’entretenir avec des représentants du ministère israélien de la Défense et des industriels. Cette visite visait avant tout à évaluer l’avancement de trois projets d’acquisition militaires stratégiques menés avec des partenaires israéliens.
Les manifestants exigent également la fin des relations commerciales, académiques et culturelles avec Israël.
Ils réclament en outre que la Suisse exécute les mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) visant le Premier ministre Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, en cas de venue de l’un d’eux sur le territoire suisse. Selon Keystone-ATS, la Suisse a toujours répété que les dirigeants israéliens ne seraient pas inquiétés s’ils se rendaient dans le pays pour des négociations.
Sur la question de la neutralité, un manifestant a estimé que la Suisse devait prendre position : « On a voté récemment », dit-il, faisant référence à la votation du 27 septembre en Suisse, au cours de laquelle les électeurs ont refusé, à 71 %, de durcir la neutralité du pays. « Il faut arrêter de faire comme si on était neutre et de chercher cette neutralité qui n’existe pas et qui n’existera jamais. Il faut admettre qu’on a aussi un rôle à jouer dans ce conflit et dans ce génocide, » eprenant une accusation largement répandue aupès des militants anti-Israël et qui n’a jamais été prouvée.
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