Harris réaffirme son soutien à l’aide militaire US à Israël et à un accord sur les otages
La vice-présidente s'est dite "inébranlable" dans son soutien à Israël ; la fin de la guerre permettra d'arriver à une solution à deux Etats
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

La vice-présidente américaine Kamala Harris a déclaré jeudi qu’elle ne toucherait pas à la politique du président américain Joe Biden en ce qui concerne l’armement Israël, opposant ainsi une nouvelle fin de non recevoir aux appels à réduire les livraisons d’armes voire à y mettre un terme définitif.
Harris a été interrogée sur ce point lors d’une interview sur CNN avec son colistier Tim Walz – la toute première depuis qu’elle est devenue la candidate du parti démocrate, le mois dernier.
Rappelant les appels des progressistes à cesser les livraisons d’armes à Israël, CNN a demandé à Harris si son approche serait différente de celle de Biden face de la guerre entre Israël et le Hamas. Dana Bash, la journaliste, s’est abstenue de préciser que Biden avait fait, un temps, retenir l’envoi de bombes lourdes. Une partie de la cargaison avait fini par être libérée et les expéditions suivantes s’étaient poursuivies sans encombre.
Harris a répondu en reprenant ses propres propos, issus de son discours à la Convention nationale démocrate de la semaine passée.
« Il n’y a aucun doute en moi, mon soutien à la défense d’Israël et sa capacité à se défendre est inébranlable, et cela ne changera pas », a déclaré Harris.
« Mais prenons un peu de recul. 7 octobre : 1 200 personnes sont massacrées, de nombreux jeunes simplement venus à un festival de musique. Des femmes atrocement violées », a poursuivi la vice-présidente.
Harris doesn't commit to any policy changes on Israel/Hamas but says, "Israel has a right to defend itself … and how it does so matters." pic.twitter.com/n4722VycmF
— Aaron Rupar (@atrupar) August 30, 2024
« Je redis ce que j’ai dit à l’époque : Israël a le droit de se défendre. Nous en ferions tout autant », a-t-elle poursuivi.
« Et la façon dont il le fait est importante. Beaucoup trop de Palestiniens innocents ont été tués », a ajouté Harris pour dire son inquiétude de la poursuite de la guerre par Israël – un point sur lequel elle s’est montrée insistante auprès de Biden.
La vice-présidente a ensuite redit sa conviction de la nécessité urgente d’un cessez-le-feu et d’un accord entre Israël et le Hamas en vue de la libération des otages.
Les négociations indirectes se sont poursuivies à Doha cette semaine, mais le désaccord persiste entre les parties s’agissant du retrait des troupes de Tsahal de deux corridors clés : Philadelphie, entre l’Égypte et Gaza, et Netzarim, qui divisait les moitiés nord et sud de l’enclave.
« Cette guerre doit cesser, et nous devons obtenir un accord permettant la libération des otages », a souligné Harris en rappelant qu’elle avait parlé aux familles des huit otages américains. « Faisons en sorte que ce cessez-le-feu soit conclu. »
Une nouvelle fois interrogée sur une possible inflexion politique sur les livraisons d’armes, Harris a répondu « Non » avant de poursuivre son argumentation sur la nécessité d’un accord sur la question des otages.
« Du point de vue des familles, des gens qui vivent dans cette zone, l’accord ne va pas seulement servir à mettre un terme à cette guerre, il va aussi débloquer la situation pour permettre d’autres changements », a expliqué la vice-présidente, sans dévier de son message.
Harris on Israel/Gaza:
"I will always stand up for Israel's right to defend itself"
"At the same time, what has happened in Gaza is devastating"
"[I will work to make sure] The Palestinian people can realize their right to dignity, security, freedom, and self-determination" pic.twitter.com/Kkhc0lW8qJ
— Erin Reed (@ErinInTheMorn) August 23, 2024
« Je suis plus que jamais déterminée – et ce, depuis le 8 octobre – qu’il nous faut tout faire pour parvenir à une solution à deux États, avec un Israël en sécurité et – dans la même mesure – des Palestiniens en sécurité et dignes, libres de déterminer leur avenir », a ajouté la candidate Démocrate à la présidence.
Dans son discours lors de la Convention nationale démocrate la semaine passée, Harris s’était engagée à ce que, si elle était élue en novembre prochain, Israël continue de bénéficier du soutien dont il a besoin pour se défendre.
« Je vais être très claire : je défendrai toujours le droit d’Israël à se défendre et je veillerai toujours à ce qu’Israël ait la capacité de se défendre », avait-elle affirmé, ce qui lui avait valu une salve d’applaudissements de la part des dizaines de milliers de personnes présentes au United Center.
C’était là un rejet clair des revendications d’une frange bruyante de délégués Démocrates et manifestants anti-israéliens extérieurs au parti, désireux d’un embargo sur les armes à destination d’Israël.
Tout au long de son mandat de vice-présidente, Harris n’a officiellement jamais dévié de la ligne de l’administration Biden vis-à-vis d’Israël, même si certains ont cru discerner dans son discours une inlexion forte quant-au sort des Palestiniens.
la Communauté du Times of Israël !







